Frise chronologique
1470-1475
Réalisation des fresques
Réalisation des fresques
1470-1475 (≈ 1473)
Décor gothique attribué à Giovanni Baleison
1480-1490
Ornementation du chevet
Ornementation du chevet
1480-1490 (≈ 1485)
Fresques de la Vierge en majesté
début XVIIe siècle
Rénovation par les Pénitents blancs
Rénovation par les Pénitents blancs
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Ajout du mobilier confraternel baroque
1996
Redécouverte des fresques
Redécouverte des fresques
1996 (≈ 1996)
Mise au jour derrière le retable
20 janvier 2000
Classement monument historique
Classement monument historique
20 janvier 2000 (≈ 2000)
Protection officielle de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle (cad. K 688) : classement par arrêté du 20 janvier 2000
Personnages clés
| Giovanni Baleison - Peintre piémontais |
Auteur présumé des fresques (1470-1490) |
| Pierre Puons - Peintre baroque |
Auteur de la Crucifixion (retable) |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Marguerite, située dans le village de Saint-Dalmas-le-Selvage (Alpes-Maritimes), est un modeste édifice religieux construit à la fin du XVe siècle. Elle se présente comme un simple parallélépipède de trois travées, couvert d’un toit en bardeaux de mélèze. Son chevet fut orné vers 1480-1490 de fresques a tempera représentant la Vierge en majesté et sept saints, attribuées au peintre piémontais Giovanni Baleison, actif entre Ligurie et comté de Nice. Ces peintures, redécouvertes en 1996 derrière un retable du XVIIe siècle, datent des années 1470-1475 et illustrent l’influence artistique transalpine de l’époque.
Au début du XVIIe siècle, la chapelle fut légèrement remaniée pour devenir le siège de la confrérie des Pénitents blancs, dont elle conserve encore le mobilier. Parmi ses éléments remarquables figurent un retable en bois sculpté orné de colonnes torses, une peinture de la Crucifixion signée Pierre Puons, et une statue polychrome de sainte Marguerite du XVIIe siècle, restaurée au XIXe. Le culte de cette sainte, très vivace en Provence, explique la dédicace de l’édifice. Ces ajouts baroques contrastent avec la sobriété médiévale originale.
Classée monument historique depuis le 20 janvier 2000, la chapelle témoigne à la fois de l’art gothique tardif et des pratiques dévotionnelles des communautés alpines. Son décor peint, exceptionnel pour la région, et son mobilier confraternel en font un exemple rare de continuité liturgique entre Moyen Âge et époque moderne. La propriété de la commune en garantit aujourd’hui la préservation.