Chapelle Sainte-Marguerite de Saint-Dalmas-le-Selvage dans les Alpes-Maritimes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique Art baroque savoyard

Chapelle Sainte-Marguerite de Saint-Dalmas-le-Selvage

  • D63
  • 06660 Saint-Dalmas-le-Selvage
Chapelle Sainte-Marguerite de Saint-Dalmas-le-Selvage
Chapelle Sainte-Marguerite de Saint-Dalmas-le-Selvage
Chapelle Sainte-Marguerite de Saint-Dalmas-le-Selvage
Crédit photo : Ludovic Péron - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction initiale
Fin du XVe siècle
Décoration intérieure
XVIIe siècle
Rénovation et mobilier
2000
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle (cad. K 688) : classement par arrêté du 20 janvier 2000

Personnages clés

Giovanni Baleison Peintre piémontais auteur des décors muraux de la fin du XVe siècle.
Pierre Puons Peintre ayant réalisé la Crucifixion sur le retable du XVIIe siècle.
Sainte Marguerite d’Antioche Sainte patronne de la chapelle, représentée dans les peintures et les sculptures.

Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Marguerite

La chapelle Sainte-Marguerite se situe dans le village de Saint-Dalmas-le-Selvage, dans les Alpes-Maritimes. Modeste édifice de la fin du Moyen Âge, elle se présente comme un parallélépipède simple de trois travées, couvert d’un toit à deux versants en bardeaux de mélèze. Construite au XVe siècle, elle a été remaniée aux XVIe et XVIIe siècles et, au début du XVIIe siècle, est devenue le siège de la confrérie locale des Pénitents blancs, dont elle conserve encore le mobilier. Le chevet a livré en septembre 1996 un important décor peint de la fin de la période gothique, découvert derrière un grand retable du XVIIe siècle ; ces peintures à tempera représentent des éléments d’architecture et sept personnages — dont saint Pierre de Vérone, sainte Marguerite d’Antioche, la Vierge à l’Enfant, saint Louis d’Anjou ou de Toulouse et un saint évêque — et sont datées de la fin du XVe siècle, autour des années 1470-1475, attribuées à Giovanni Baleison, peintre originaire du Piémont. Le retable en bois sculpté présente des colonnes torses surmontées d’un fronton et d’angelots portant les instruments de la Passion ; sa partie centrale accueille une peinture de Pierre Puons montrant la Crucifixion avec la Vierge, saint Pierre ainsi que des saints locaux, notamment saint Erige et sainte Marguerite, devant deux pénitents blancs. Une statue en bois polychrome de sainte Marguerite, mains jointes et figurée sortant du dragon, date de la seconde moitié du XVIIe siècle et a été restaurée au XIXe siècle. Le culte de sainte Marguerite était très vivant en Provence et la chapelle témoigne de cette dévotion par ses décors et son mobilier. L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 20 janvier 2000.

Liens externes