Construction de la chapelle XVIIe siècle (≈ 1750)
Période de construction attestée par les sources.
24 septembre 1936
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 24 septembre 1936 (≈ 1936)
Protection des ruines par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Marguerite (ruines) : classement par arrêté du 24 septembre 1936
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Marguerite
La chapelle Sainte-Marguerite de Sorio est un édifice religieux construit au XVIIe siècle, situé dans le cimetière communal de Sorio, en Haute-Corse. Elle se caractérise par une nef unique rectangulaire prolongée par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Ce type d’architecture, sobre et fonctionnelle, est représentatif des petites églises rurales corses de l’époque, souvent intégrées aux espaces funéraires communautaires.
Les murs de l’abside abritent des peintures murales remarquables, illustrant le thème du Père Éternel en majesté, entouré des évangélistes et des apôtres. Ces fresques, bien que partiellement conservées, témoignent de l’influence de l’art sacré baroque en Corse, marqué par une iconographie didactique destinée à éduquer les fidèles. La porte d’entrée, décrite comme un exemple classique du style local, reflète également les traditions artisanales de la région.
Classée Monument Historique par arrêté du 24 septembre 1936, la chapelle est aujourd’hui en ruines, mais son classement souligne son importance patrimoniale. Les données disponibles indiquent une localisation approximative près du lieu-dit Pievanaccia, bien que la précision géographique reste limitée. Aucune information n’est fournie sur son accessibilité actuelle ou ses éventuelles fonctions touristiques.
Le XVIIe siècle en Corse correspond à une période de profondes mutations, marquée par la domination génoise et les tensions sociales. Les chapelles rurales, comme celle de Sorio, jouaient un rôle central dans la vie communautaire : lieux de culte, mais aussi de rassemblement et de mémoire collective. Leur décoration, souvent financée par des confréries ou des familles locales, reflétait à la fois la piété populaire et les enjeux de prestige social.