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Chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas de Grenoble dans l'Isère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas de Grenoble

  • Rue Très-Cloître
  • 38100 Grenoble
Chapelle Sainte-Marie-den-Bas de Grenoble
Chapelle Sainte-Marie-den-Bas de Grenoble
Chapelle Sainte-Marie-den-Bas de Grenoble
Crédit photo : Milky - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
38 Rue Tres Cloitres 38000 Grenoble

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1619-1621
Fondation du premier couvent
1647
Acquisition du terrain
1652
Installation des visitandines
23 février 1786
Bénédiction de la chapelle
1789
Départ des religieuses
milieu XVIIIe siècle
Don de Louis XV
1870
Stockage de la statue de Napoléon
1906-1968
Affection au Musée dauphinois
18 avril 1988
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas (cad. BV 82) : classement par arrêté du 18 avril 1988

Personnages clés

Louis XV - Roi de France Finança le portail et décors doriques.
Sœurs visitandines - Religieuses fondatrices Constructrices et occupantes jusqu’en 1789.
Compagnie Diden Berramdane - Troupe théâtrale Occupa la chapelle à partir de 1986.

Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas

La chapelle Sainte-Marie-d’en-Bas fut construite au milieu du XVIIe siècle par les sœurs visitandines, qui s’installèrent dans un couvent du centre-ville de Grenoble en 1652. Ce couvent, indépendant de celui de Sainte-Marie-d’en-Haut, bénéficia au XVIIIe siècle d’un don de Louis XV, permettant l’ajout d’un portail dorique et de décors intérieurs. La chapelle, bénie en 1786, fut ouverte au culte avant d’être abandonnée en 1789 lors de la Révolution, quand les religieuses furent chassées.

Entre 1792 et le XIXe siècle, le bâtiment servit de grenier à fourrage, puis de dépôt d’artillerie, avant d’abriter temporairement la statue de Napoléon en 1870. Au XXe siècle, elle fut affectée au Musée dauphinois (1906-1968), puis transformée en salle de théâtre. Classée monument historique en 1988, elle accueille aujourd’hui le Centre international des musiques nomades et le festival Détours de Babel.

Architecturalement, la chapelle se distingue par son portail dorique et ses décors intérieurs du XVIIIe siècle, témoins de son passé religieux. Sa réhabilitation en théâtre (166 places) en 1988 a préservé son patrimoine tout en lui offrant une nouvelle vocation culturelle. La façade, située rue Très-Cloîtres, et son classement en font un élément marquant du centre ancien de Grenoble.

Propriété de la ville depuis le XIXe siècle, la chapelle incarne la transition entre héritage spirituel et dynamisme artistique contemporain. Son histoire reflète les bouleversements politiques (Rvolution, changements de vocations) et la résilience des édifices religieux reconvertis. Le festival Détours de Babel y célèbre désormais les musiques du monde, perpétuant son rôle de lieu de rassemblement.

Liens externes

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