Fondation du premier couvent 1619-1621 (≈ 1620)
Construction sur la colline du Rabot.
1647
Acquisition du terrain
Acquisition du terrain 1647 (≈ 1647)
Terrain acheté pour un nouveau couvent.
1652
Installation des visitandines
Installation des visitandines 1652 (≈ 1652)
Création du couvent indépendant en centre-ville.
23 février 1786
Bénédiction de la chapelle
Bénédiction de la chapelle 23 février 1786 (≈ 1786)
Ouverture au culte avant la Révolution.
1789
Départ des religieuses
Départ des religieuses 1789 (≈ 1789)
Chassées par la Révolution française.
milieu XVIIIe siècle
Don de Louis XV
Don de Louis XV milieu XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout du portail et décors doriques.
1870
Stockage de la statue de Napoléon
Stockage de la statue de Napoléon 1870 (≈ 1870)
Statue entreposée avant son transfert à Laffrey.
1906-1968
Affection au Musée dauphinois
Affection au Musée dauphinois 1906-1968 (≈ 1937)
Avant son transfert à Sainte-Marie-d’en-Haut.
18 avril 1988
Classement monument historique
Classement monument historique 18 avril 1988 (≈ 1988)
Protection officielle de la chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas (cad. BV 82) : classement par arrêté du 18 avril 1988
Personnages clés
Louis XV - Roi de France
Finança le portail et décors doriques.
Sœurs visitandines - Religieuses fondatrices
Constructrices et occupantes jusqu’en 1789.
Compagnie Diden Berramdane - Troupe théâtrale
Occupa la chapelle à partir de 1986.
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Marie-d'en-Bas
La chapelle Sainte-Marie-d’en-Bas fut construite au milieu du XVIIe siècle par les sœurs visitandines, qui s’installèrent dans un couvent du centre-ville de Grenoble en 1652. Ce couvent, indépendant de celui de Sainte-Marie-d’en-Haut, bénéficia au XVIIIe siècle d’un don de Louis XV, permettant l’ajout d’un portail dorique et de décors intérieurs. La chapelle, bénie en 1786, fut ouverte au culte avant d’être abandonnée en 1789 lors de la Révolution, quand les religieuses furent chassées.
Entre 1792 et le XIXe siècle, le bâtiment servit de grenier à fourrage, puis de dépôt d’artillerie, avant d’abriter temporairement la statue de Napoléon en 1870. Au XXe siècle, elle fut affectée au Musée dauphinois (1906-1968), puis transformée en salle de théâtre. Classée monument historique en 1988, elle accueille aujourd’hui le Centre international des musiques nomades et le festival Détours de Babel.
Architecturalement, la chapelle se distingue par son portail dorique et ses décors intérieurs du XVIIIe siècle, témoins de son passé religieux. Sa réhabilitation en théâtre (166 places) en 1988 a préservé son patrimoine tout en lui offrant une nouvelle vocation culturelle. La façade, située rue Très-Cloîtres, et son classement en font un élément marquant du centre ancien de Grenoble.
Propriété de la ville depuis le XIXe siècle, la chapelle incarne la transition entre héritage spirituel et dynamisme artistique contemporain. Son histoire reflète les bouleversements politiques (Rvolution, changements de vocations) et la résilience des édifices religieux reconvertis. Le festival Détours de Babel y célèbre désormais les musiques du monde, perpétuant son rôle de lieu de rassemblement.