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Chapelle Sainte-Marie-du-Cap de Lège-Cap-Ferret en Gironde

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chapelle baroque et classique

Chapelle Sainte-Marie-du-Cap de Lège-Cap-Ferret

    Boulevard de la Plage33950 Lège-Cap-Ferret
Propriété de la commune
Crédit photo : Lilipiapia - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1864
Début de la construction du domaine
1884-1885
Construction de la chapelle
8 septembre 1885
Bénédiction de la chapelle
1913
Mort de Léon Lesca
1965
Destruction de la Villa algérienne
août 2008
Inscription aux monuments historiques
2011
Rénovation complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chapelle en totalité (cad. EK 4) : inscription par arrêté du 19 août 2008

Personnages clés

Léon Lesca - Entrepreneur et commanditaire Créa le domaine et la chapelle après son retour d’Algérie.
Jean-Eugène Ormières - Architecte Conçut la chapelle en style néo-mauresque (1884-1885).
Abbé Lacouture - Religieux Bénit la chapelle en 1885.
Abbé Noailles - Premier chapelain Unique desservant de la chapelle.
Jules Grévy - Président de la République Autorisa la construction de la chapelle.

Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Marie-du-Cap

La chapelle Sainte-Marie-du-Cap, surnommée « chapelle algérienne », est un édifice religieux de style néo-mauresque situé à Lège-Cap-Ferret, sur la presqu’île du Cap Ferret. Construite entre 1884 et 1885 par l’architecte Jean-Eugène Ormières pour l’entrepreneur Léon Lesca, elle est le dernier élément subsistant d’un vaste domaine incluant une villa, des jardins exotiques et des infrastructures pour les employés. Ce domaine, surnommé « Le Palais des Pachas », reflétait les influences algériennes de son commanditaire, qui y avait travaillé avant son retour en France.

Le mouvement architectural « orientalisant » du XIXe siècle, populaire dans le bassin d'Arcachon, inspire la chapelle, mêlant symboles chrétiens et arabes. Une croix surplombe un croissant de lune sur son clocher, tandis que des inscriptions en latin et en arabe (« bienvenue à vous ») ornent la façade. À l’intérieur, un lustre en bois, porcelaine et tissus multicolores, ainsi qu’une étoile à cinq branches, évoquent les trois religions monothéistes. Bénie en 1885, elle servait de lieu de culte pour les ostréiculteurs locaux, évitant le périlleux trajet en pinasse vers Arcachon.

La chapelle, propriété de la commune depuis sa vente symbolique par le diocèse, est inscrite aux monuments historiques depuis 2008. Elle a été rénovée en 2011 et accueille aujourd’hui messes estivales, mariages et concerts. Son histoire est liée à celle de Léon Lesca, philanthrope et conseiller général, qui développa le domaine entre 1864 et sa mort en 1913. La villa principale, abandonnée puis détruite en 1965, a laissé place à un lotissement, ne conservant que la chapelle, deux cuviers et une grotte artificielle.

Le site illustre l’héritage culturel mixte de Lesca, marqué par son passage en Algérie, où il participa à la construction du port d’Alger. L’ensemble, initialement autarcique avec école, presbytère et parcs à huîtres, témoigne d’une époque où la presqu’île, encore sauvage, se transformait sous l’impulsion de figures entrepreneuriales. La chapelle, symbole d’ouverture religieuse, reste un lieu emblématique du patrimoine local, entre mémoire historique et vie communautaire actuelle.

Liens externes

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