Fondation du prieuré XIIe siècle (≈ 1250)
Premier édifice religieux sur le site.
1574
Destruction par les protestants
Destruction par les protestants 1574 (≈ 1574)
Guerres de religion endommagent le prieuré.
1700
Reconstruction de la chapelle
Reconstruction de la chapelle 1700 (≈ 1700)
Date gravée sur la porte ouest.
1818
Restauration et décoration
Restauration et décoration 1818 (≈ 1818)
Voûte peinte et surélévation possible.
1932
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1932 (≈ 1932)
Inscription par arrêté du 4 octobre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte-Marie-Madeleine-des-Escoyères : inscription par arrêté du 4 octobre 1932
Personnages clés
Albanus Bussullus - Préfet gallo-romain
Mentionné sur le tympan réutilisé.
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Marie-Madeleine-des-Escoyères, située dans le hameau des Escoyères à Arvieux (Hautes-Alpes), trouve ses origines au XIIe siècle avec un prieuré médiéval. Ce dernier, rattaché à l'abbaye Notre-Dame de Boscodon au XVe siècle, fut détruit lors des guerres de religion en 1574. La chapelle actuelle, reconstruite au XVIIe siècle, porte la date de 1700 gravée sur sa porte ouest, confirmant son achèvement à cette période.
L’édifice présente une architecture typique du Queyras : toit en bardeaux de mélèze, nef voûtée et chœur en cul-de-four. Son originalité réside dans les deux tympans de ses portes, issus d’un monolithe gallo-romain gravé d’une inscription mentionnant Albanus Bussullus, préfet des peuples locaux (Capillates, Savincates, Brigani et Quariates). Ce vestige antique, probablement réutilisé in situ, souligne l’ancienneté du site.
La chapelle fut restaurée et décorée en 1818 (date peinte sur la voûte), avec un retable en bois du XVIIe siècle et un dallage en marbre rose du Queyras. Malgré des travaux en 1985, son état reste préoccupant. Classée Monument Historique en 1932, elle symbolise à la fois le patrimoine religieux alpin et les strates historiques de la région, de l’Antiquité aux conflits modernes.
Le cimetière médiéval adjacent et les substructions environnantes attestent de son rôle central dans la communauté. Au début du XXe siècle, un porche en planches protégeait encore l’entrée, reflétant les adaptations locales aux conditions climatiques rigoureuses du Queyras.
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