Frise chronologique
1855
Décision de construction
Décision de construction
1855 (≈ 1855)
Commande par les frères Herzog pour les ouvriers.
1860-1862
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1860-1862 (≈ 1861)
Dirigée par Johann van Soolen, style néo-gothique.
1886
Ajout de la sacristie et crypte
Ajout de la sacristie et crypte
1886 (≈ 1886)
Extension pour caveau familial Herzog.
1898
Projet avorté de transformation
Projet avorté de transformation
1898 (≈ 1898)
Charles Winkler chargé d’un agrandissement non réalisé.
1925
Légation à la paroisse de Logelbach
Légation à la paroisse de Logelbach
1925 (≈ 1925)
Dédiée à sainte Thérèse, centre de pèlerinage.
1984
Classement monument historique
Classement monument historique
1984 (≈ 1984)
Inscription par arrêté du 6 décembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, avec la chapelle funéraire (cad. 25 11/2) : inscription par arrêté du 6 décembre 1984
Personnages clés
| Antoine Herzog - Industriel commanditaire |
Finança la chapelle pour ses ouvriers. |
| Eugène Herzog - Industriel commanditaire |
Cofinança la construction avec son frère. |
| Johann van Soolen - Architecte |
Conçut les plans néo-gothiques en 1860. |
| Charles Winkler - Architecte |
Projeta une transformation en 1898, non réalisée. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, dite chapelle Herzog, a été édifiée dans la 2e moitié du XIXe siècle à Logelbach, un écart de Wintzenheim (Haut-Rhin). Commandée en 1855 par les industriels Antoine et Eugène Herzog, propriétaires d’une usine locale, elle visait à offrir un lieu de culte catholique aux ouvriers devant autrement se rendre à Wintzenheim. Les travaux, menés d’après les plans de l’architecte parisien Johann van Soolen, débutèrent en 1860 pour s’achever en 1862. De style néo-gothique, inspirée de la Sainte-Chapelle de Paris, elle fut initialement dédiée à l’Assomption de la Vierge.
En 1886, une sacristie fut ajoutée à l’arrière du chœur, incluant une crypte abritant le caveau funéraire des Herzog. En 1898, un projet de transformation en église publique, confié à l’architecte Charles Winkler, fut abandonné. La chapelle devint un lieu de pèlerinage à sainte Thérèse de Lisieux après 1925, date à laquelle elle fut léguée, avec son parc, au conseil de fabrique de la nouvelle paroisse de Logelbach. Les vitraux représentant la famille Herzog furent détruits pendant la guerre, et des éléments architecturaux (flèches des tourelles, pinacles) disparurent.
Classée monument historique en 1984, la chapelle se distingue par sa nef à un vaisseau, son chœur à abside triangulaire, et ses voûtes d’ogives en brique apparente. Les chapiteaux sculptés illustrent des motifs végétaux ou religieux (Jésus entouré des symboles des évangélistes). Deux statues d’anges en bois peint ornent la tribune, accessible par un escalier en grès. Aujourd’hui en mauvais état, elle n’est plus utilisée pour le culte.
L’édifice reflète l’influence industrielle locale : les Herzog, en finançant sa construction, marquèrent leur emprise sociale et religieuse sur Logelbach. Son architecture, mêlant grès rose et détails néo-gothiques, témoigne des ambitions esthétiques et symboliques de ses commanditaires, tout en répondant à un besoin communautaire pratique pour les ouvriers de l’usine voisine.