Frise chronologique
limite XIe-XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
limite XIe-XIIe siècle (≈ 1250)
Période de fondation de la chapelle romane.
1720
Pèlerinage pendant la peste
Pèlerinage pendant la peste
1720 (≈ 1720)
Lieu de dévotion face à l’épidémie.
1892
Rénovation de l'abside et de la porte
Rénovation de l'abside et de la porte
1892 (≈ 1892)
Travaux de remaniement architecturaux.
2011
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2011 (≈ 2011)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, y compris sa crypte, et le sol de la parcelle C 5 : inscription par arrêté du 23 février 2011
Personnages clés
| Abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon - Institution fondatrice |
Prieuré bénédictin rattaché à la chapelle. |
Origine et histoire
La chapelle Sainte-Tulle est un édifice religieux de style roman situé sur la commune de Sainte-Tulle, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Datant de la limite entre le XIe et le XIIe siècle, elle se caractérise par une architecture sobre à base rectangulaire, avec une particularité notable : la présence d’une crypte, un élément rare pour une chapelle rurale. Des travaux de remaniement ont modifié son abside et sa porte d’entrée en 1892, marquant une évolution de sa structure initiale.
À l’origine, la chapelle était rattachée à un prieuré dépendant de l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, un établissement bénédictin. Elle a joué un rôle central dans la vie locale, servant de lieu de pèlerinage, notamment lors de l’épidémie de peste de 1720, ainsi que de sépulture pour la communauté. Son importance historique a été reconnue par son inscription au titre des monuments historiques en 2011.
La chapelle illustre l’héritage roman provençal et le rôle des édifices religieux dans les zones rurales médiévales. Son association avec des événements marquants, comme les pèlerinages en période d’épidémie, reflète son ancrage dans la mémoire collective. Les sources disponibles, dont la base Mérimée et les observatoires du patrimoine religieux, documentent son évolution architecturale et son statut patrimonial actuel.