Construction initiale Fin du XIe siècle - Début du XIIe siècle (≈ 1195)
Édification de la nef originelle et de l'abside, rattachée à un prieuré fondé par l'abbaye Saint-André de Villeneuve.
Fin du XIVe siècle - Début du XVe siècle
Modification de la crypte
Modification de la crypte Fin du XIVe siècle - Début du XVe siècle (≈ 1495)
Allongement de la salle 3 vers l'ouest et suppression de l'escalier nord.
Fin du XVIe siècle - Début du XVIIe siècle
Reconstruction des murs
Reconstruction des murs Fin du XVIe siècle - Début du XVIIe siècle (≈ 1695)
Reconstruction des murs gouttereaux, suppression de la communication de la travée droite du chœur et raccourcissement de la nef.
1892
Restauration de l'abside
Restauration de l'abside 1892 (≈ 1892)
Travaux de remaniement au niveau de l'abside et de la porte d'entrée.
Début du XIXe siècle
Destruction des ailes
Destruction des ailes Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Les ailes de la chapelle ont été abattues.
2011
Inscription historique
Inscription historique 2011 (≈ 2011)
La chapelle a été inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité, y compris sa crypte, et le sol de la parcelle C 5 : inscription par arrêté du 23 février 2011
Origine et histoire de la Chapelle Sainte-Tulle
La chapelle Sainte-Tulle, située sur la commune de Sainte-Tulle dans les Alpes-de-Haute-Provence, est une chapelle romane de romérage remarquable par sa crypte médiévale, rare pour une chapelle rurale en Provence. Elle a été édifiée sur un terrain vierge et rattachée à un prieuré fondé au début du XIIe siècle par l'abbaye Saint-André de Villeneuve. Sa fondation est liée à la dévotion à sainte Tulle et au pèlerinage attesté jusqu'au début du XVIIIe siècle; l'édifice a aussi servi de lieu de sépulture et a été fréquenté lors de la peste de 1720. De plan rectangulaire, l'édifice présente une crypte dont les caractéristiques, volontairement archaïsantes, évoquent les sanctuaires paléochrétiens et peuvent être datées de la fin du XIe siècle. La crypte conserve un état proche de sa disposition primitive, à l'exception des accès d'origine. À la fin du XIe-début XIIe siècle, la nef originelle, plus longue, était prolongée par une abside; la travée droite du chœur ouvrait sur deux chapelles, chacune dotée d'un escalier permettant d'accéder aux salles sud et nord (salles 1 et 3) de la crypte. À la fin du XIVe-début XVe siècle, la salle 3 a été allongée vers l'ouest et l'escalier nord supprimé, ne laissant qu'un accès sud, tandis que les chapelles ont été prolongées vers l'ouest. À la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle, les murs gouttereaux ont été reconstruits, la communication de la travée droite du chœur a été supprimée et la nef raccourcie, voûtée d'arêtes; les chapelles ont perdu leur fonction cultuelle et ont été séparées de la nef. Au début du XIXe siècle, les ailes ont été abattues. Des remaniements ont également été réalisés en 1892 au niveau de l'abside et de la porte d'entrée. La chapelle a été inscrite au titre des monuments historiques en 2011. Son intérêt tient à la rareté et à l'état de conservation de sa crypte dans le contexte de l'architecture rurale médiévale provençale.