Classement Monument Historique 7 juillet 1977 (≈ 1977)
Protection de l’édifice et de son cadre.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle San-Quilico de Montilati (cad. D 335) : classement par arrêté du 7 juillet 1977
Personnages clés
Orso la Mano - Seigneur local présumé
Fondateur potentiel selon la tradition orale.
Origine et histoire de la Chapelle San Quilico de Montilati
La chapelle San Quilico de Montilati, située près de Figari en Corse, est un édifice religieux du XIIe siècle, classé Monument Historique depuis 1977. Elle se distingue par son plan allongé, composé d’une nef unique voûtée en plein-cintre et d’une abside semi-circulaire couverte d’un cul-de-four. Contrairement à la plupart des chapelles corses, elle ne possède pas de charpente apparente, mais une voûte en pierre, et a conservé sa toiture primitive en teghie (lauzes de schiste), un matériau traditionnel local. Son entrée occidentale, dépourvue de linteau ou de tympan, est surmontée d’un arc en plein-cintre dont la courbe atteint presque le faîte du fronton, souligné par des bandeaux moulurés.
Selon la tradition orale, cette chapelle aurait été une fondation seigneuriale liée à Orso la Mano, un petit seigneur local du XIIe siècle. L’abside, éclairée par une fenêtre meurtrière au linteau nu, et l’absence de décoration sculptée suggèrent une construction sobre, peut-être destinée à une communauté rurale ou à un domaine seigneurial. Le cadastre napoléonien de 1884 la mentionne déjà comme ruinée, indiquant un déclin précoce, bien que sa structure ait survécu jusqu’à sa protection officielle au XXe siècle. Les matériaux utilisés, comme le granit jaune pour la nef, reflètent les ressources locales et les techniques de construction romanes adaptées au contexte insulaire.
La chapelle illustre l’architecture religieuse corse médiévale, marquée par une simplicité des formes et une intégration au paysage. Son classement en 1977 a permis de préserver un témoignage rare des édifices romans de l’île, souvent modifiés ou détruits au fil des siècles. La toiture en teghie, la voûte en plein-cintre et l’absence de charpente en font un exemple unique en Corse, où les chapelles sont plus communément couvertes de bois. Son isolement géographique, près du hameau de Montilati, renforce son caractère patrimonial, lié à l’histoire féodale et agricole de la région.