Construction préromane VIIe au Xe siècle (≈ 1050)
Édification initiale de la chapelle avec des caractéristiques préromanes.
XVe siècle
Décoration de fresques
Décoration de fresques XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de peintures murales représentant des scènes religieuses et des saints.
XVIIe siècle
Remodelage en croix latine
Remodelage en croix latine XVIIe siècle (≈ 1750)
Transformation de la chapelle avec ajout de chapelles latérales.
1992
Classement historique
Classement historique 1992 (≈ 1992)
La chapelle est classée monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Santa-Maria-d'Arca (cad. B 157) : classement par arrêté du 16 octobre 1992
Personnages clés
Mgr Mascardi
Évêque ayant signalé la présence d'un baptistère en pierre.
Origine et histoire de la Chapelle Santa Maria d'Arca
La chapelle Sainte-Marie dite Santa-Maria-d'Arca est une ancienne église catholique située dans l'ancien hameau d'Arca, au nord et en contrebas du village de Muracciole (Haute-Corse). Elle se dresse sur une petite plateforme à 570 m d'altitude et se trouve aujourd'hui sur la variante du sentier de grande randonnée Mare a Mare Nord. L'édifice, construit entre le VIIe et le Xe siècle, appartient au groupe des églises les plus anciennes de Corse et présente des caractères préromans. Il se singularise par une abside rectangulaire voûtée en berceau qui s'ouvre sur la nef par un arc triomphal; de cette phase ancienne subsiste principalement la fenêtre de l'abside, surmontée à l'extérieur d'une archivolte en plein cintre. Au XVe siècle, la chapelle a été décorée de peintures murales : une frise entoure les scènes du chœur, de l'arc triomphal et du mur latéral sud, le registre inférieur de l'abside représente les apôtres séparés par des colonnes en trompe-l'œil et le registre supérieur montre le Christ en majesté entouré du tétramorphe. Le mur latéral sud conserve les pieds d'un Saint-Christophe trempant dans un ruisseau poissonneux et un Saint-Sébastien percé de flèches, tandis que le mur nord et le haut de l'arc portent des fresques aujourd'hui difficilement lisibles. Remodelée au XVIIe siècle, la chapelle a pris un plan en croix latine avec un vaisseau central flanqué de deux chapelles latérales formant un faux transept et se termine par un chevet plat. À l'intérieur, le chœur est légèrement surélevé par une estrade maçonnée et s'ouvre sur la nef; l'autel a disparu. Les murs, malgré le crépi extérieur, laissent apparaître un appareillage d'angles en gros blocs de granite taillés; la façade occidentale comporte un portail simple surmonté d'un oculus, la façade méridionale une porte secondaire, et le chevet oriental présente la fenêtre préromane de l'abside et une meurtrière pour l'éclairage du chœur; les chapelles latérales possèdent de petites fenêtres rectangulaires. Les décors intérieurs — fresques et stucs — sont très abîmés et l'état général empêche d'apprécier pleinement les ornements d'origine. La couverture, autrefois en lauzes, a été refaite en tuiles rouges et des étais maintiennent encore la charpente en bois; pour des raisons de sécurité, l'accès à la chapelle est interdit. Classée au titre des monuments historiques le 16 octobre 1992 après une demande de protection engagée en 1990, la chapelle a longtemps servi de lieu de culte pour les communautés locales; au XVe siècle elle abritait une sépulture commune appelée "arca", utilisée jusqu'à la fin du XIXe siècle malgré l'édit royal de 1776 interdisant les inhumations dans les églises. Au début du XVIe siècle, Arca dépendait de la pieve de Rogna rattachée au diocèse d'Aléria; à la fin du XVIe siècle, Mgr Mascardi signala la présence d'un baptistère en pierre près de la porte, et à partir de 1791 la paroisse releva du diocèse d'Ajaccio. L'église et le hameau d'Arca ont été abandonnés au lendemain de la Première Guerre mondiale. Des études et relevés patrimoniaux sont accessibles sur la médiathèque culturelle de la Corse et sur le portail Mérimée.