Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la chapelle romane à nef unique et abside voûtée.
XIIIe siècle
Période d'édification
Période d'édification XIIIe siècle (≈ 1350)
La chapelle pourrait dater de cette période selon les études archéologiques.
2008-2009
Restauration récente
Restauration récente 2008-2009 (≈ 2009)
Travaux de restauration menés par la Collectivité territoriale de Corse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle en totalité (cad. B 26) : classement par arrêté du 27 mars 2013
Personnages clés
Geneviève Moracchini-Mazel
Archéologue ayant étudié et daté la chapelle.
Origine et histoire de la Chapelle Santa Maria
La chapelle Santa Maria est un édifice médiéval à nef unique, orientée, terminé par une abside voûtée en cul-de-four et présentant un appareillage caractéristique de l'architecture romane insulaire. Un campanile s'élève à l'aplomb du mur latéral sud et comporte des remploi attestant l'existence d'un édifice antérieur. À l'intérieur, l'arc triomphal est composé de voussoirs et est clavé. Devant l'abside subsiste l'autel roman primitif, constitué de grandes dalles monolithes : sa disposition en trois orthostates et table lui confère une forme de stazzona ou dolmen, rappelant les types dolméniques du sud de l'île. Selon l'archéologue Geneviève Moracchini-Mazel, cet autel est l'unique exemple roman conservé en place en Corse et la chapelle, qui a remplacé un édifice préroman, pourrait dater des dernières années du XIIe siècle ou du XIIIe siècle. L'ensemble de la chapelle est classé au titre des Monuments historiques. Les travaux de restauration menés en 2008-2009 ont été pilotés par la Collectivité territoriale de Corse et cofinancés par l'État, la CTC et la commune. Au pied de la chapelle se dresse la stantara Santa Maria, une statue-menhir christianisée portant une croix gravée sur le nombril ; elle est entourée de traditions populaires qui la présentent comme une jeune femme pétrifiée après un défi nocturne. À proximité se trouve la Petra Frisgiata, site d'art rupestre majeur où 595 signes ont été relevés, témoignant de superpositions et d'occupations sur plusieurs périodes. Ces monuments, nichés dans une forêt de chênes verts, sont bien indiqués depuis Corsoli et font l'objet de visites organisées.