Frise chronologique
1531
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1531 (≈ 1531)
Date gravée sur le portail sud.
XVIe siècle (1630 et 1902)
Restaurations majeures
Restaurations majeures
XVIe siècle (1630 et 1902) (≈ 1650)
Travaux documentés aux deux dates.
22 janvier 1979
Classement monument historique
Classement monument historique
22 janvier 1979 (≈ 1979)
Arrêté de protection officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle (cad. A 440) : classement par arrêté du 22 janvier 1979
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Sources ne mentionnent aucun nom. |
Origine et histoire
La chapelle seigneuriale Saint-Laurent de Saint-Gilles-Pligeaux, édifiée au 2e quart du XVIe siècle, est un édifice religieux emblématique de la Bretagne. Construite en granit appareillé, elle arbore des motifs gothiques tardifs, comme en témoigne la date 1531 gravée sur le portail sud. Son architecture se distingue par un vaisseau unique prolongé d’un transept nord, un chevet à trois pans percé de baies en tiers-point, et un clocheton de pierre orné de fleurons. Les portes ouest et sud, aux décors médiévaux quasi identiques, sont encadrées de pinacles et d’accolades sculptées de feuillages et de croix végétales. À l’intérieur, une voûte en berceau de bois couvre l’espace, tandis que des restaurations majeures ont été menées en 1630 et 1902.
Classée monument historique par arrêté du 22 janvier 1979, la chapelle se dresse sur un placître rehaussé par les déblais de l’ancienne église Saint-Gilles, soulignant son ancrage dans l’histoire locale. Le pignon ouest, surmonté d’une cloche apparente, et les contreforts du chœur, ornés de pinacles, reflètent un savoir-faire artisanal typique de la Renaissance bretonne. L’édifice mêle ainsi héritage gothique et influences renaissantes, tout en incarnant le rôle central des chapelles seigneuriales dans la vie communautaire et religieuse de l’époque.
Située dans le département des Côtes-d’Armor, la chapelle s’inscrit dans un paysage marqué par l’activité agricole et le pouvoir seigneurial du XVIe siècle. À cette période, les chapelles privées, souvent financées par des familles nobles ou des confréries, servaient à la fois de lieux de culte et de symboles de prestige. Leur construction en granit, matériau local abondant, témoigne des ressources et des techniques disponibles, tandis que leur décoration sculptée révèle l’influence des ateliers d’artisans itinérants, diffusant les styles gothique flamboyant et renaissant en Bretagne.