Frise chronologique
1753
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1753 (≈ 1753)
Commandée par le marquis de Mailly.
5 juin 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
5 juin 1973 (≈ 1973)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
XXe siècle (fin)
Restauration de la chapelle
Restauration de la chapelle
XXe siècle (fin) (≈ 2072)
Après pillages pendant la Seconde Guerre.
Patrimoine classé
Chapelle sépulcrale des Mailly (cad. E 58) : classement par arrêté du 5 juin 1973
Personnages clés
| Marquis de Mailly - Commanditaire |
Fit élever la chapelle en 1753. |
| Antoinette Cadot de Sebeville - Dédicataire |
Jeune épouse décédée, honorée par l’édifice. |
| Jean III de Mailly - Ancêtre illustre |
Ses restes reposent dans la crypte. |
| Jean-Baptiste Dupuis - Sculpteur |
Auteur du tombeau de la marquise. |
| Jean Veyren - Ferronnier d’art |
Créa la grille disparue (XVIIIe). |
Origine et histoire
La chapelle Madame, aussi appelée chapelle sépulcrale des Mailly, fut construite en 1753 à Mailly-Maillet (Somme) par le marquis de Mailly en hommage à sa jeune épouse, Antoinette Cadot de Sebeville, décédée prématurément. L’édifice, de plan octogonal en brique et pierre, fut conçu par les architectes Franque et Christophle. À l’origine, il était surmonté d’un lanternon aujourd’hui reconstitué, et orné d’une grille en fer forgé par Jean Veyren, aujourd’hui disparue.
La chapelle abrite dans sa crypte les restes de Jean III de Mailly, ancêtre de l’impératrice Sissi (Élisabeth de Wittelsbach). Le tombeau de la marquise, sculpté par Jean-Baptiste Dupuis, se trouve dans une salle ovale voûtée, décorée de pilastres ioniques. L’édifice, pillé durant la Seconde Guerre mondiale, fut restauré à la fin du XXe siècle et classé monument historique le 5 juin 1973.
Située près de l’ancien couvent des Cordeliers (XVe siècle), la chapelle arbore au-dessus de son portail les armoiries de la Maison de Mailly. Sa protection patrimoniale et ses caractéristiques architecturales en font un témoignage remarquable de l’art funéraire du XVIIIe siècle en Picardie. Les sources mentionnent des photographies anciennes de la grille disparue et des références dans les bases Mérimée et Clochers de France.