Frise chronologique
1903
Construction de l'immeuble
Construction de l'immeuble
1903 (≈ 1903)
Immeuble abritant la charcuterie édifié.
23 mai 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 mai 1984 (≈ 1984)
Inscription de la devanture à l'inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La devanture : inscription par arrêté du 23 mai 1984
Personnages clés
| Benoist et Fils (ou Benoît et fils) - Maître d'œuvre et atelier peintre |
Auteur des peintures de la devanture. |
Origine et histoire
La charcuterie située au 4bis rue Parrot, dans le 12e arrondissement de Paris, est installée au rez-de-chaussée d’un immeuble construit en 1903. Ce monument historique se distingue par sa devanture en bois, typique des commerces de bouche du début du XXe siècle. Les éléments décoratifs, fixés sous verre, sont l’œuvre de l’atelier Benoist et Fils, un artisan réputé de l’époque. Ces peintures illustrent des scènes cynégétiques (chasse au sanglier et au cerf) ainsi que des natures mortes mettant en valeur des bouquets de fleurs et des gibiers, reflétant l’esthétique et les usages commerciaux de l’époque.
La devanture, classée Monument Historique par arrêté du 23 mai 1984, constitue le seul élément protégé du site. Ce type d’enseigne peinte, fréquente dans le Paris des années 1900, visait à attirer la clientèle tout en affirmant le savoir-faire artisanal du charcutier. L’immeuble lui-même, bien que construit en 1903, n’est pas mentionné comme protégé au-delà de cette devanture, ce qui souligne l’importance patrimoniale accordée aux décors commerciaux d’époque.
L’atelier Benoist et Fils, maître d’œuvre des peintures, est identifié comme un acteur clé de ce patrimoine. Leur travail, alliant artisanat et art décoratif, témoigne des collaborations fréquentes entre commerçants et artistes pour embellir les devantures parisiennes. Aujourd’hui, ce monument offre un rare exemple conservé de l’architecture commerciale du premier quart du XXe siècle, période marquée par l’essor des enseignes peintes et des décors publicitaires intégrés aux façades.