Frise chronologique
1316
Achat de la seigneurie
Achat de la seigneurie
1316 (≈ 1316)
Jean Le Grand acquiert Basseville avant fondation.
30 juillet 1328
Fondation de la chartreuse
Fondation de la chartreuse
30 juillet 1328 (≈ 1328)
Donation aux chartreux par Jean Le Grand.
2 avril 1331
Consécration de l'église
Consécration de l'église
2 avril 1331 (≈ 1331)
Dédiée à la Vierge et Saint-Jean-Baptiste.
XVIe siècle
Travaux majeurs et destruction
Travaux majeurs et destruction
XVIe siècle (≈ 1650)
Reconstruction puis pillage par les protestants (1568-1569).
1789
Expulsion des moines
Expulsion des moines
1789 (≈ 1789)
Début de la Révolution, vente comme bien national.
24 octobre 1927
Première protection
Première protection
24 octobre 1927 (≈ 1927)
Inscription partielle aux monuments historiques.
31 mai 2022
Protection totale
Protection totale
31 mai 2022 (≈ 2022)
Nouvel arrêté couvrant l’ensemble du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chartreuse de Basseville, en totalité, y compris les sols et les murs de clôture, et à l'exception du hangar et de la soue à cochons construits au XIXe siècle, située chemin de Basseville sur les parcelles 467, 468, 469 et 470 de la section A du cadastre, telle que délimitée sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 31 mai 2022
Personnages clés
| Jean Le Grand (Jehan Grand) - Fondateur et donateur |
Chanoine de Furnes, acquéreur de la seigneurie. |
| Guillaume Judes - Ancien seigneur de Basseville |
Vendit la terre à Jean Le Grand. |
| Louis Ier de Flandre - Comte de Nevers |
Autorisa l’amortissement du fief par Jean Le Grand. |
Origine et histoire
La chartreuse Notre-Dame du Val Saint-Jean-de-Basseville, située à Pousseaux dans la vallée de l'Yonne, fut fondée en 1328 par Jean Le Grand, chanoine de Furnes et chapelain du comte de Nevers. Ce dernier acquit la seigneurie de Basseville en 1316 avant de la céder aux chartreux, avec droits de justice et seigneurie. L’église, premier bâtiment édifié entre 1328 et 1332, fut consacrée en 1331 à la Vierge et à Saint-Jean-Baptiste. Le monastère, bordé par le canal du Nivernais, connut des pillages pendant la Révolution, où ses 11 moines et 12 journaliers furent chassés en 1789.
Au XVIe siècle, la chartreuse subit d’importantes transformations architecturales, notamment le portail d’entrée flanqué de tourelles et le réfectoire des moines. Cependant, en 1568 ou 1569, les protestants occupèrent le site pendant un an, le laissant dévasté. Malgré des travaux d’agrandissement au XVIIIe siècle, l’établissement, jamais très étendu (une dizaine de cellules au maximum), fut vendu comme bien national en 1790 et converti en ferme. Les vestiges actuels incluent l’église, des bâtiments conventuels, des caves et des cours, protégés par un arrêté de 2022.
La chartreuse, inscrite aux monuments historiques dès 1927 puis en totalité en 2022, conserve des éléments médiévaux et Renaissance. Son cimetière, mentionné dans des registres conservés aux archives départementales de la Nièvre, témoigne de son rôle religieux et funéraire. Le site, isolé dans une vallée rocheuse, reflète à la fois l’austérité de la vie cartusienne et les bouleversements politiques et religieux qui marquèrent son histoire, de la guerre de Cent Ans à la Révolution française.