Chartreuse de Basseville à Pousseaux dans la Nièvre

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chartreuse

Chartreuse de Basseville

  • Basseville
  • 58500 Pousseaux
Chartreuse de Basseville
Chartreuse de Basseville
Chartreuse de Basseville
Chartreuse de Basseville
Chartreuse de Basseville
Chartreuse de Basseville
Crédit photo : Rilegator - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1316
Vente de la seigneurie
1328
Fondation de la chartreuse
1331
Consécration de l'église
1568 ou 1569
Occupation protestante
XVIe siècle
Travaux majeurs
1790
Réquisition révolutionnaire
1927
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La chartreuse de Basseville, en totalité, y compris les sols et les murs de clôture, et à l'exception du hangar et de la soue à cochons construits au XIXe siècle, située chemin de Basseville sur les parcelles 467, 468, 469 et 470 de la section A du cadastre, telle que délimitée sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 31 mai 2022

Personnages clés

Guillaume Judes Seigneur de Basseville ayant vendu la terre et la seigneurie.
Jean le Grand Chanoine et chapelain, fondateur de la chartreuse.
Louis Ier de Flandre Comte de Nevers ayant amorti le fief.

Origine et histoire de la Chartreuse de Basseville

La chartreuse Notre-Dame du Val Saint-Jean-de-Basseville, située sur la commune de Pousseaux dans la Nièvre, occupe le creux de la vallée de l'Yonne au milieu des roches de Basseville et est bordée par le canal du Nivernais. Le 18 novembre 1316, Guillaume Judes, seigneur de Basseville, vendit la terre et la seigneurie à Jean le Grand, chanoine et chapelain ; ce dernier fit amortir son fief par Louis Ier de Flandre, comte de Nevers, puis réunit des biens qu'il donna aux chartreux. La fondation de la chartreuse est datée du 30 juillet 1328 ; l'église, premier bâtiment édifié entre 1328 et 1332, fut consacrée le 2 avril 1331 à la Vierge et à saint Jean‑Baptiste. Fortement marquée par la guerre de Cent Ans et la Grande Peste, la maison connut d'importants travaux aux XVIe et XVIIIe siècles. En 1568 ou 1569, des protestants l'occupèrent pendant un an et la laissèrent profondément dévastée. À la Révolution, la chartreuse fut réquisitionnée le 25 avril 1790 en vue de sa vente comme bien national ; dès le début des troubles les religieux furent chassés et les ouvriers permanents partirent, le site fut pillé et de nombreux documents détruits, les biens restants furent vendus et l'ensemble fut transformé en ferme après le départ définitif des moines en 1793. Petit établissement monastique, la chartreuse n'a jamais compté plus d'une dizaine de cellules, ce qui s'explique par sa situation géographique limitant l'accroissement des terres, par une époque de fondation marquée par la raréfaction des dons et par l'absence d'un grand patron qui y aurait choisi sa sépulture. L'ensemble est inscrit au titre des monuments historiques par un arrêté du 24 octobre 1927, remplacé par un arrêté du 31 mai 2022. L'église présente un plan rectangulaire et un chevet à pans coupés du XVIe siècle ; les bâtiments conventuels conservent, parmi leurs vestiges, un portail d'entrée flanqué de tourelles et l'ancien réfectoire, tous deux datés du XVIe siècle. Les chartreux tenaient un registre des sépultures aujourd'hui conservé aux archives départementales de la Nièvre. Parmi les dépendances figurait le prieuré Saint‑Robert d'Andryes, daté de 1740.

Liens externes