Frise chronologique
Vers 800
Fondation de la chapelle
Fondation de la chapelle
Vers 800 (≈ 800)
Chapelle et hôpital construits sur un oppidum romain.
1166
Projet de pont
Projet de pont
1166 (≈ 1166)
Maîtres pontifes prévoient un pont sur la Durance.
1320
Cession aux chartreux
Cession aux chartreux
1320 (≈ 1320)
Jean XXII donne Bonpas aux chartreux.
XVIIe siècle
Âge d’or monastique
Âge d’or monastique
XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction de la salle capitulaire et cellules.
1792
Expulsion des chartreux
Expulsion des chartreux
1792 (≈ 1792)
Vente comme bien national pendant la Révolution.
1942
Restauration moderne
Restauration moderne
1942 (≈ 1942)
Rachat et rénovation par Olphe-Galliard.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle : inscription par arrêté du 2 décembre 1950
Personnages clés
| Jean XXII - Pape (1316–1334) |
Cède Bonpas aux chartreux en 1320. |
| Simon Langham - Cardinal (décédé en 1376) |
Finance la chapelle et bâtiments au XIVe siècle. |
| Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu - Prieur commendataire (1621) |
Frère du cardinal, futur archevêque. |
| Pierre Olphe-Galliard - Propriétaire (XXe siècle) |
Restaure la chartreuse en 1942. |
| Napoléon Bonaparte - Empereur des Français |
S’arrête à Bonpas en 1814. |
Origine et histoire
La chartreuse de Bonpas, située à Caumont-sur-Durance dans le Vaucluse, trouve ses origines au XIIe siècle sous l’impulsion des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le site, initialement nommé Malus Passus (mauvais passage) en raison des difficultés à traverser la Durance, devient Bonus Passus (bon passage) après les aménagements des moines. Une chapelle romane, construite vers l’an 800 au-dessus des tombes présumées de guerriers francs, marque les prémices du lieu. Les chartreux s’y installent en 1320 sous l’égide du pape Jean XXII, transformant le prieuré en une chartreuse prospère, financée par des cardinaux et des donateurs locaux.
Au Moyen Âge, le site joue un rôle stratégique avec la construction d’un pont (détruit avant le XIIIe siècle) et un bac assurant la traversée de la Durance, source de revenus pour les religieux. Les guerres de Religion épargnent la chartreuse, qui connaît un âge d’or au XVIIe siècle avec l’ajout de cellules, de cloîtres et d’une salle capitulaire. En 1792, les chartreux sont expulsés lors de la Révolution, et le domaine, vendu comme bien national, devient une carrière de pierres avant d’être racheté en 1841 par la famille de Grenaud.
Au XIXe siècle, la chartreuse est partiellement préservée : l’hôtellerie et la chapelle Notre-Dame (classée monument historique en 1950) subsistent. En 1942, Pierre Olphe-Galliard la restaure et y développe un domaine viticole, toujours actif aujourd’hui. Le site, entouré de vignes et proche d’Avignon, allie patrimoine religieux, architecture médiévale et moderne, et production vinicole. Napoléon y fait halte en 1814, évoquant son potentiel comme lieu de retraite spirituelle.
Les jardins à la française, les caveaux viticoles et les vestiges des bâtiments monastiques témoignent de son évolution, entre fonction religieuse, économique (péages, vignobles) et culturelle. La chartreuse illustre aussi les mutations des ordres monastiques, des hospitaliers aux chartreux, en passant par les templiers, reflétant les pouvoirs ecclésiastiques et politiques en Provence.
Devenir actuel
Son caveau permet de déguster des vins de la vallée du Rhône et d'autres terroirs viticoles comme la Bourgogne, le Beaujolais, le Languedoc. Une initiation à la dégustation du vin est possible sur rendez-vous.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site de la chartreuse ci-dessus.