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Chartreuse de Currières à Saint-Laurent-du-Pont dans l'Isère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Chartreuse

Chartreuse de Currières

  • Currière
  • 38380 Saint-Laurent-du-Pont
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Chartreuse de Currières
Crédit photo : Robin Chubret - Sous licence Creative Commons
38380 Saint-Laurent-du-Pont, Currière

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
1212, 1296 ou 1297
Fondation par Amblard d'Entremont
1388
Rattachement à la Grande Chartreuse
Rvolution française (fin XVIIIe siècle)
Fermeture et destruction partielle
1903
Expulsion des congrégations
1927
Classement Monument Historique
milieu du XIXe siècle
Retour des Chartreux
1973-1974
Arrivée des moniales de Bethléem
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le linteau de porte avec inscription du 13 : inscription par arrêté du 2 mai 1927

Personnages clés

Amblard d'Entremont - Fondateur de la chartreuse Initiateur du monastère au XIIIe siècle.

Origine et histoire de la Chartreuse de Currières

La chartreuse de Currières est un monastère fondé au XIIIe siècle, situé dans le Dauphiné, à Saint-Laurent-du-Pont (Isère, région Auvergne-Rhône-Alpes). Initialement conçu comme un lieu isolé propice à la méditation, il est rattaché à la Grande Chartreuse en 1388, servant alors d’annexe, de refuge ou d’infirmerie pour les moines. Son architecture et son histoire reflètent l’idéal cartusien d’austérité et de recueillement.

Fondée par Amblard d'Entremont entre 1212 et 1297, la chartreuse subit les bouleversements de la Révolution française : fermée, pillée et partiellement détruite, elle est réinvestie au XIXe siècle par les Chartreux, qui y créent une institution pour enfants sourds-muets. Expulsés en 1903, les moines laissent place à des usages variés : casernement pendant la Première Guerre mondiale, refuge pour résistants et réfractaires au STO durant la Seconde Guerre mondiale, puis colonie de vacances de 1945 à 1970.

En 1973, les Chartreux confient le monastère aux moniales de Bethléem, qui y établissent une communauté contemplative sous le nom de Notre-Dame-du-Buisson-Ardent. Depuis, le site, non ouvert aux visites, abrite aussi un monastère masculin voisin. Seule une boutique d’artisanat monastique permet un contact limité avec l’extérieur. La porte sculptée du XIIIe siècle, classée Monument Historique en 1927, témoigne de son patrimoine médiéval.

Le monastère illustre les mutations religieuses et sociales de la région, passant d’un lieu de retraite spirituelle à un refuge en temps de crise, avant de retrouver sa vocation contemplative. Son histoire mêle persécutions, adaptations et résilience, tout en préservant son caractère isolé et mystérieux.

Liens externes

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