Fondation par Amblard d'Entremont 1212, 1296 ou 1297 (≈ 1297)
Création du monastère chartreux initial.
1388
Rattachement à la Grande Chartreuse
Rattachement à la Grande Chartreuse 1388 (≈ 1388)
Devient annexe et refuge pour moines.
Rvolution française (fin XVIIIe siècle)
Fermeture et destruction partielle
Fermeture et destruction partielle Rvolution française (fin XVIIIe siècle) (≈ 1895)
Pillage et abandon forcé du site.
1903
Expulsion des congrégations
Expulsion des congrégations 1903 (≈ 1903)
Départ définitif des Chartreux.
1927
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1927 (≈ 1927)
Protection du linteau sculpté du XIIIe.
milieu du XIXe siècle
Retour des Chartreux
Retour des Chartreux milieu du XIXe siècle (≈ 1950)
Transformation en institution pour sourds-muets.
1973-1974
Arrivée des moniales de Bethléem
Arrivée des moniales de Bethléem 1973-1974 (≈ 1974)
Nouvelle vocation contemplative sous *Notre-Dame-du-Buisson-Ardent*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le linteau de porte avec inscription du 13 : inscription par arrêté du 2 mai 1927
Personnages clés
Amblard d'Entremont - Fondateur de la chartreuse
Initiateur du monastère au XIIIe siècle.
Origine et histoire de la Chartreuse de Currières
La chartreuse de Currières est un monastère fondé au XIIIe siècle, situé dans le Dauphiné, à Saint-Laurent-du-Pont (Isère, région Auvergne-Rhône-Alpes). Initialement conçu comme un lieu isolé propice à la méditation, il est rattaché à la Grande Chartreuse en 1388, servant alors d’annexe, de refuge ou d’infirmerie pour les moines. Son architecture et son histoire reflètent l’idéal cartusien d’austérité et de recueillement.
Fondée par Amblard d'Entremont entre 1212 et 1297, la chartreuse subit les bouleversements de la Révolution française : fermée, pillée et partiellement détruite, elle est réinvestie au XIXe siècle par les Chartreux, qui y créent une institution pour enfants sourds-muets. Expulsés en 1903, les moines laissent place à des usages variés : casernement pendant la Première Guerre mondiale, refuge pour résistants et réfractaires au STO durant la Seconde Guerre mondiale, puis colonie de vacances de 1945 à 1970.
En 1973, les Chartreux confient le monastère aux moniales de Bethléem, qui y établissent une communauté contemplative sous le nom de Notre-Dame-du-Buisson-Ardent. Depuis, le site, non ouvert aux visites, abrite aussi un monastère masculin voisin. Seule une boutique d’artisanat monastique permet un contact limité avec l’extérieur. La porte sculptée du XIIIe siècle, classée Monument Historique en 1927, témoigne de son patrimoine médiéval.
Le monastère illustre les mutations religieuses et sociales de la région, passant d’un lieu de retraite spirituelle à un refuge en temps de crise, avant de retrouver sa vocation contemplative. Son histoire mêle persécutions, adaptations et résilience, tout en préservant son caractère isolé et mystérieux.