Fondation du monastère 1212 (≈ 1212)
Amblard d'Entremont fonde la chartreuse.
XIIIe siècle
Porte sculptée
Porte sculptée XIIIe siècle (≈ 1350)
La porte sculptée du XIIIe siècle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1927.
1388
Rattachement à la Grande Chartreuse
Rattachement à la Grande Chartreuse 1388 (≈ 1388)
Le monastère est rattaché à la Grande Chartreuse et sert d'annexe.
1789
Fermeture pendant la Révolution
Fermeture pendant la Révolution 1789 (≈ 1789)
Le monastère est fermé, pillé et en partie détruit pendant la Révolution française.
XIXe siècle
Retour des Chartreux
Retour des Chartreux XIXe siècle (≈ 1865)
Les Chartreux reviennent et créent une institution pour enfants sourds-muets.
1903
Expulsion des congrégations
Expulsion des congrégations 1903 (≈ 1903)
Les Chartreux doivent quitter le pays lors de l'expulsion des congrégations religieuses.
1973
Confié aux moniales
Confié aux moniales 1973 (≈ 1973)
Le site est confié aux moniales de Bethléem.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le linteau de porte avec inscription du 13 : inscription par arrêté du 2 mai 1927
Personnages clés
Amblard d'Entremont
Fondateur de la Chartreuse de Currières.
Origine et histoire de la Chartreuse de Currières
La Chartreuse de Currières est un ancien monastère de l'ordre des Chartreux situé à Saint-Laurent-du-Pont (Isère), dans le Dauphiné, en région Auvergne-Rhône-Alpes ; il appartient aujourd'hui à la famille monastique de Bethléem. L'édifice est inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1927 pour sa porte sculptée du XIIIe siècle. Selon les sources, la chartreuse a été fondée par Amblard d'Entremont en 1212, 1296 ou 1297, les Chartreux recherchant un lieu propice à la méditation et à la prière. D'abord autonome, le monastère est rattaché à la Grande Chartreuse à partir de 1388 et sert alors d'annexe, de refuge et parfois d'infirmerie. Lors de la Révolution française, il est fermé, pillé et en partie détruit. Au milieu du XIXe siècle, les chartreux y reviennent et y créent une institution pour enfants sourds-muets, mais ils doivent quitter le pays en 1903 lors de l'expulsion des congrégations religieuses. Pendant la Première Guerre mondiale, la chartreuse est utilisée comme casernement ou camp de prisonniers ; durant la Seconde Guerre mondiale, elle sert de refuge aux réfractaires au STO et aux résistants. Après la guerre, elle accueille une colonie de vacances de 1945 à 1970. Réhabilité par les chartreux, le site est confié en 1973 aux moniales de Bethléem, qui y installent une communauté en 1974 sous le nom de monastère Notre-Dame-du-Buisson-Ardent. Les moniales mènent une vie contemplative : le monastère n'est pas ouvert aux visites, l'église n'est accessible que pour certaines célébrations et seule la boutique d'artisanat monastique est ouverte au public. À droite du monastère des moniales se trouve le monastère de l'Assomption-Notre-Dame, qui abrite dix-huit moines également membres de la famille de Bethléem.