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Chartreuse de Neuville à Neuville-sous-Montreuil dans le Pas-de-Calais

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chartreuse

Chartreuse de Neuville

    La Chartreuse
    62170 Neuville-Sous-Montreuil
Propriété d'une association ; propriété privée
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
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Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Chartreuse de Neuville
Crédit photo : Pir6mon - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1700
1800
1900
2000
1325
Fondation du monastère
1790
Nationalisation révolutionnaire
1872-1875
Reconstruction post-guerre
1901
Fermeture par la loi Waldeck-Rousseau
1993
Classement monument historique
2016
Label Centre culturel de rencontre
2017-2026
Chantier de restauration
2022
Inauguration du jardin du souvenir belge
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble de l'ancienne chartreuse, à savoir : allée d'accès, mur d'enceinte, sol de la cour d'honneur, sol du petit et du grand cloître, sol de l'ancien cimetière, sol de l'ancien potager ; façades et toitures : du parloir et de la chapelle extérieure, du bâtiment d'entrée avec les ailes accolées, des bâtiments encadrant la cour d'honneur (galerie des étrangers, ancienne boulangerie et ancienne imprimerie au Nord, quartier des hôtes et appartement de l'évêque au Sud) , de la chapelle de famille, du réfectoire des pères, des frères et des cuisines, de la salle du chapitre, des galeries du grand cloître entourées des vingt-quatre enclos monastiques et de la cellule du prieur ; église avec ses vitraux et son mobilier, chapelle Nord formant sacristie à double étage avec son escalier, bibliothèque et salle du trésor (au premier étage au-dessus de la salle du chapitre) , cellule de chartreux (reconstituée) située au Nord et portant la lettre J (cad. AI 2 à 11, 14) : inscription par arrêté du 28 décembre 1993

Personnages clés

Robert III (ou VI) de Boulogne - Comte fondateur (?) Finance la chartreuse en 1325
Benoît-Joseph Labre - Postulant puis saint Refusé en 1767, canonisé en 1881
Clovis Normand - Architecte reconstructeur Dirige les travaux de 1872-1875
Victor Morel - Député-maire et bienfaiteur Transforme le site en hospice vers 1905
Dom Charles-Marie Saisson - Prieur général chartreux Symbole de la reconstruction de 1870
Alain Denizot - Président de l’association (depuis 2024) Pilote la restauration et les projets culturels

Origine et histoire

La chartreuse Notre-Dame-des-Prés, fondée en 1325 par Robert III ou Robert VI, comte de Boulogne, est un monastère dédié à l’ordre des Chartreux. Située à Neuville-sous-Montreuil (Pas-de-Calais), elle subit des destructions lors des guerres de Religion (XVIe siècle) et de la Révolution française (1790), où ses biens sont nationalisés. Après une reconstruction partielle en 1872-1875 par l’architecte Clovis Normand, elle est fermée en 1901 par la loi Waldeck-Rousseau, entraînant l’exil des moines en Angleterre.

Au XXe siècle, le site devient un hospice, un sanatorium, puis un hôpital civil belge pendant la Première Guerre mondiale (1915-1919), accueillant 5 000 réfugiés et enterrant 599 victimes dans une nécropole aujourd’hui commémorée. En 1993, la chartreuse est classée monument historique, et en 2016, elle obtient le label Centre culturel de rencontre. Depuis 2017, un chantier de restauration (42 millions d’euros) vise à sauver ce patrimoine, avec une fin prévue en 2026.

L’architecture de la chartreuse, inscrite en 1993, inclut 24 enclos monastiques, une église, une bibliothèque, et des bâtiments organisés autour d’un grand cloître. Le tympan de l’entrée illustre son histoire : la Vierge à l’Enfant entourée du comte Robert III (fondateur) et de Dom Charles-Marie Saisson (reconstructeur en 1870). Le site, propriété mixte (association et privés), accueille désormais visites, conférences, et projets culturels, tout en préservant la mémoire des civils belges inhumés sur place.

Parmi les figures marquantes, Benoît-Joseph Labre, futur saint, y est refusé en 1767 avant sa canonisation en 1881. Victor Morel, député-maire, transforme le lieu en hospice au début du XXe siècle, tandis que l’association actuelle, dirigée depuis 2024 par Alain Denizot, pilote sa restauration. Le cimetière des indigents (1950-1995) et la nécropole belge, redécouverte en 2014, rappellent son rôle humanitaire et mémoriel.

La chartreuse abrite aussi un patrimoine immatériel : une imprimerie monastique active au XIXe siècle, dont les équipements sont transférés en Belgique après 1901. Les chartreux emportent leur bibliothèque, toujours conservée à la chartreuse de Parkminster (Angleterre). Aujourd’hui, le site allie préservation historique (mérule, charpentes, pierres restaurées) et projets contemporains, comme un futur hôtel, sous réserve de l’acquisition totale par l’association.

Liens externes