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Chartreuse du Liget à Chemillé-sur-Indrois en Indre-et-Loire

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Chartreuse
Indre-et-Loire

Chartreuse du Liget

    D760
    37460 Chemillé-sur-Indrois
Propriété privée
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Chartreuse du Liget
Crédit photo : Cmeunier37 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1178
Fondation par Henri II
1188-1190
Début de la construction
XIIIe-XVe siècles
Expansion et conflits
1562 et 1584
Pillages pendant les guerres de Religion
1787
Projet de reconstruction
1790-1791
Dispersion révolutionnaire
1837
Rachat par la famille de Marsay
1862-2015
Classements monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les cinq portails et les deux pavillons situés de part et d'autre du second portail (cad. C 448) : classement par arrêté du 13 mars 1972 ; Le site historique, les bâtiments non classés et le sol des parcelles de la Chartreuse du Liget, au lieu-dit "Les Chartreux", conservés à l'intérieur des murs de clôture, en totalité, tels qu'ils sont délimités par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté. Cet ensemble figure au cadastre section C parcelles n° 447, 450 à 455, 458, 459, 558 : inscription par arrêté du 26 janvier 2015

Personnages clés

Henri II Plantagenêt - Fondateur Roi d'Angleterre, donne le site aux Chartreux en 1178.
Jean sans Terre - Confirmateur de la fondation Fils d'Henri II, confirme la donation en 1199.
Saint Louis - Protecteur royal Confirme les privilèges de la chartreuse en 1234.
Jean-Bernard-Abraham Jacquemin - Architecte du XVIIIe siècle Dirige les travaux de reconstruction en 1787.
Côme-Edmond de Marsay - Restaurateur du XIXe siècle Rachète et restaure partiellement la chartreuse en 1837.
Christophe Meunier - Historien contemporain Auteur d'études majeures sur la chartreuse (2007, 2011).

Origine et histoire

La chartreuse du Liget est un ancien monastère de l'ordre des Chartreux, fondé vers la fin du XIIe siècle par Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre et comte d'Anjou. Située à Chemillé-sur-Indrois en Indre-et-Loire, elle est la seule chartreuse de Touraine et se compose traditionnellement d'une maison haute (lieu de prière) et d'une maison basse (la Corroirie, dédiée aux activités agricoles). Son histoire est marquée par des phases d'expansion, notamment au Moyen Âge où elle contrôle plus de 2 500 hectares de terres, malgré les ravages de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion.

Au XVIIIe siècle, un ambitieux projet de reconstruction est lancé en 1787 sous la direction de l'architecte Jean-Bernard-Abraham Jacquemin, mais il est interrompu par la Révolution française. En 1790-1791, les onze moines restants sont chassés, et les biens du monastère (mobilier, bibliothèque de 6 900 ouvrages, œuvres d'art) sont dispersés ou détruits. Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et partiellement démolis, ne laissant que des ruines comme l'église médiévale et des éléments du grand cloître.

Au XIXe siècle, la famille de Marsay rachète et restaure progressivement le domaine, reconstituant une partie des terres et des bâtiments. La chartreuse est partiellement classée ou inscrite aux monuments historiques entre 1862 et 2015, préservant ainsi son patrimoine architectural. Aujourd’hui, la maison haute et la Corroirie sont toujours habitées par les descendants de la famille de Marsay, tandis que la chapelle Saint-Jean, isolée en forêt, conserve des fresques romanes du XIIe siècle.

La chartreuse du Liget se distingue par son organisation spatiale unique, avec une chapelle isolée dans une clairière, et par son rôle historique comme fief détenant des droits seigneuriaux jusqu’à la Révolution. Son architecture, bien que fragmentaire, reflète les phases successives de construction, des origines médiévales aux aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles.

Parmi les éléments remarquables subsistants figurent les ruines de l’église gothique, le grand cloître inachevé, et la Corroirie, dont la porte fortifiée et la chapelle médiévale sont encore visibles. Le site abrite également des œuvres d’art dispersées après la Révolution, dont deux tableaux potentiellement attribués au Caravage, redécouverts à Loches au XXIe siècle.

Les études historiques et archéologiques menées depuis le XIXe siècle, notamment par Albert Philippon et Christophe Meunier, ont permis de reconstituer partiellement l’histoire de ce monastère, soulignant son importance dans le paysage religieux et politique de la Touraine, depuis sa fondation par Henri II jusqu’à sa protection patrimoniale contemporaine.

Liens externes