Château d'Azay-le-Rideau en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Château de la Loire Château de style Renaissance

Château d'Azay-le-Rideau

  • Rue de Pineau
  • 37190 Azay-le-Rideau
Château dAzay-le-Rideau
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Château dAzay-le-Rideau
Crédit photo : Jean-Christophe BENOIST - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1518-1529
Construction initiale
1535
Changement de propriétaire
XIXe siècle
Restauration majeure
1905
Acquisition par l'État
2015-2017
Restauration récente
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, son parc et ses dépendances (cad. BC 253, 254, 277, 278, 282 à 285, 466, 523 ; AR 1, 3, 140, 143) : classement par journal officiel du 18 avril 1914

Personnages clés

Gilles Berthelot Trésorier de France, commanditaire de la construction du château.
Philippe Lesbahy Épouse de Gilles Berthelot, impliquée dans la conduite du chantier.
Antoine Raffin Propriétaire du château à partir de 1535, responsable d'aménagements.
Henri de Beringhen Propriétaire en 1684, constructeur des communs et de la cour en hémicycle.
Charles de Biencourt Acquéreur en 1791, responsable de transformations intérieures et extérieures.
Armand-François-Marie de Biencourt Responsable de la restauration au XIXe siècle et de l'ouverture au public.
Léon Dru Son legs a permis à l'État d'acquérir le château en 1905.

Origine et histoire du Château d'Azay-le-Rideau

Le château d'Azay-le-Rideau, situé dans la commune éponyme en Indre-et-Loire, est un édifice de la Renaissance bâti pour Gilles Berthelot, trésorier de France. Les sources indiquent une construction entreprise à partir de 1518 et menée jusqu'au début des années 1520, certains auteurs prolongeant la fourchette jusqu'en 1527-1529 et mentionnant parfois l'architecte Étienne Rousseau. Il a été édifié sur l'emplacement d'une forteresse médiévale dont un donjon lié à Hugues Rideau aurait été brûlé, selon certaines sources, par les Anglais en 1355 ; selon la tradition locale, il aurait été démantelé et brûlé en 1418 par le Dauphin. La conduite du chantier a souvent été confiée à l'épouse de Gilles Berthelot, Philippe Lesbahy, puis, en son absence, à l'abbé Guillaume Artault. Accusé de malversations avec plusieurs financiers, Gilles Berthelot est condamné en octobre 1527, s'enfuit et meurt à Cambrai en 1529 ; le château, saisi par le roi François Ier en 1528, est offert en 1535 à Antoine Raffin, qui y apporte des aménagements sans fermer la cour, de sorte que l'édifice conserve une forme en L. Le domaine passe ensuite par alliances dans les familles de Saint-Gelais de Lusignan de Lansac, de Vassé puis, en 1684, à Henri de Beringhen, qui fit construire les communs et tracer une cour en hémicycle devant la grille d'honneur ; il entre enfin, toujours par alliance, dans la famille Lemayre de Courtemanche, puis est vendu en 1791 à la famille de Biencourt. Le marquis Charles de Biencourt, acquéreur en 1791, fait transformer l'intérieur et l'extérieur avec l'architecte Pierre-Charles Dusillion; il ajoute notamment un « pavillon chinois » disparu vers 1860 et aménage la bibliothèque dans les années 1820. Son fils Armand-François-Marie de Biencourt conduit une importante restauration au XIXe siècle : il remplace une tour médiévale par une tour de style Renaissance en 1845, y ajoute une seconde tour en 1865 pour symétriser la façade est, rétablit voûtes et lucarnes et crée une terrasse au sud qui sera ultérieurement supprimée lors de restaurations du XXe siècle. Les Biencourt rassemblent une collection d'environ trois cents portraits et ouvrent le château au public sous le Second Empire ; en 1871 le bâtiment est réquisitionné et occupé pendant un mois par des troupes prussiennes. Ruiné à la fin du XIXe siècle, Charles-Marie-Christian de Biencourt met en vente le domaine ; après plusieurs transactions et saisies, l'État acquiert le château et une partie du parc le 11 août 1905, grâce à un legs de Léon Dru, et le classe immédiatement au titre des monuments historiques. Un musée national de l'art de la Renaissance est créé par décret l'année suivante et des campagnes de restauration se succèdent au XXe siècle, avec d'importantes interventions récentes, notamment entre 2015 et 2017. En 1939-1940, le château, en partie démeublé, abrite la Direction générale de l'Éducation nationale repliée, et il est aujourd'hui géré par le Centre des monuments nationaux. Depuis 2012, un partenariat avec le Mobilier national a permis le dépôt d'environ 140 meubles, bronzes et tableaux, qui ont remeublé l'ensemble du rez-de-chaussée selon les inventaires du XIXe siècle ; rideaux et tapisseries ont été recréés d'après archives et photographies, et la nouvelle présentation a été inaugurée le 6 juillet 2017. Extérieurement, l'édifice, souvent comparé à « un diamant taillé à facettes serti par l'Indre », se compose d'un corps principal et d'une aile en équerre réunis en L, entourés par la rivière et un parc boisé, chaque angle étant pourvu d'une tourelle. L'entrée monumentale et l'escalier d'honneur, aux rampes droites, désorganisent le rythme des fenêtres par leur dispositif de baies jumelées formant loggias et fronton sculpté ; l'ornementation, d'inspiration italianisante, associe colonnes, pilastres, coquilles et médaillons, tandis que la porte et certaines baies portent les emblèmes de Gilles Berthelot et les symboles royaux de François Ier et de son épouse. Des références au vocabulaire défensif subsistent en décor, comme des traces de mâchicoulis et un chemin de ronde courant sur trois côtés, qui s'accordent avec de hautes toitures ponctuées de poivrières effilées et de longues lucarnes. L'intérieur conserve un décor sculptural de la Renaissance et des tapisseries flamandes des XVIe et XVIIe siècles, parmi lesquelles figurent des verdures d'Anvers et de Tournai, des scènes de l'Ancien Testament tissées à Audenarde, une Histoire de Psyché de Bruxelles et la tenture de Renaud et Armide d'après Simon Vouet. Le mobilier rassemble des pièces anciennes, dont une chaire à dais en chêne tard XVe siècle, et des tableaux attribués, entre autres, à François Clouet ; la disposition intérieure comprend la bibliothèque lambrissée, le grand salon orné de vitraux des XVIe et XVIIe siècles et de portraits, la salle à manger, la chambre blanche et la chambre bleue — où Louis XIII a séjourné deux nuits —, les appartements dits royaux avec antichambre et grande chambre, la grande salle du premier étage, des cabinets espagnol et portugais, une vaste cuisine voûtée et une salle de billard dotée d'une cheminée du XVIe siècle. Les restaurations, les dépôts du Mobilier national et les reconstitutions successives visent à restituer l'ambiance des intérieurs des Biencourt et à faire du château l'un des fleurons de la vallée de la Loire. Les jardins ont été profondément remaniés au XIXe siècle par les Biencourt en un parc paysager ; au sud et à l'ouest, deux miroirs d'eau créés en 1950 bordent les fondations en élargissant un bras de la rivière pour refléter les façades. Le château figure sur la liste des monuments depuis 1875, a été déclassé en 1888 puis reclassé par arrêté le 11 août 1905 avec son parc et ses dépendances.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : OUVERT TOUS LES JOURS.
  • Tarifs de visite : PLEIN TARIF 6,5 euros TARIF RÉDUIT 5,5 euros
  • Equipements et Détails

    • Accès handicapé
    • Animaux non admis
    • Boissons sur place
    • Guide conférencier
    • Parking à proximité
    • Restauration sur place