Frise chronologique
1437-1443
Occupation par les Écorcheurs
Occupation par les Écorcheurs
1437-1443 (≈ 1440)
Malgré garnison mâconnaise de douze hommes.
1479
Pillage et incendie
Pillage et incendie
1479 (≈ 1479)
Par les milices mâconnaises en représailles.
XVe siècle (début)
Premiers seigneurs attestés
Premiers seigneurs attestés
XVe siècle (début) (≈ 1515)
Duran et Renaud de Feurs, seigneurs lyonnais.
fin XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
fin XVe siècle (≈ 1595)
Après les destructions du siècle.
1713
Acquisition par Louis Durret
Acquisition par Louis Durret
1713 (≈ 1713)
Chevalier forézien, nouveau propriétaire.
1725
Restauration par Caristie
Restauration par Caristie
1725 (≈ 1725)
Travaux commandés à Michel-Ange Caristie.
1870-1871
Démolition de l'aile sud
Démolition de l'aile sud
1870-1871 (≈ 1871)
Par Émile Devienne, suppression de la chapelle.
5 décembre 1984
Première inscription MH
Première inscription MH
5 décembre 1984 (≈ 1984)
Partielle (façades, toitures, éléments intérieurs).
21 juin 2018
Inscription totale
Inscription totale
21 juin 2018 (≈ 2018)
Protection étendue à l’ensemble du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et les toitures des ailes nord et ouest ; tour dans l'angle du XVe siècle avec son escalier en vis ; les deux escaliers du XVIIIe siècle de l'aile ouest ; oratoire voûté, cheminée de la salle à manger et de la grande salle au rez-de-chaussée de l'aile ouest ; oratoire voûté, chambre numéro 3 avec sa cheminée et son décor, les cheminées des chambres numéros 1, 2, 4 et 5 au premier étage de l'aile ouest ; douves et pont d'accès (cad. B 437, 438) : inscription par arrêté du 5 décembre 1984 (abrogé) ; Le château d’Estours en totalité, y compris le pont dormant, les douves et le sol d’assise foncière correspondant à la parcelle n°146, figurant au cadastre AE : inscription par arrêté du 21 juin 2018.
Personnages clés
| Duran de Feurs - Seigneur lyonnais |
Premier propriétaire attesté au XVe siècle. |
| Renaud de Feurs - Seigneur lyonnais |
Copropriétaire avec Duran, ancêtre des détenteurs jusqu’en 1561. |
| Louis Durret - Chevalier forézien |
Acquiert le château en 1713. |
| Michel-Ange Caristie - Architecte lyonnais |
Dirige les réparations en 1725. |
| Louis Charrier de La Roche - Évêque de Versailles |
Propriétaire jusqu’à sa mort en 1827. |
| Émile Devienne - Propriétaire au XIXe siècle |
Acheteur en 1845, démolit l’aile sud. |
| Jean Melinand - Propriétaire-restaurateur |
Acheteur en 1974, entreprend la restauration. |
Origine et histoire
Le château d'Estours est une ancienne maison forte du XIVe siècle, située à Crêches-sur-Saône en Saône-et-Loire. Initialement édifiée comme un édifice défensif, elle fut partiellement reconstruite à la fin du XVe siècle après des destructions liées aux conflits locaux. Le château est entouré de douves et conserve des éléments architecturaux des XVe, XVIe et XVIIIe siècles, dont une tour hexagonale, une échauguette et des escaliers en vis.
Au XVe siècle, les seigneurs Duran et Renaud de Feurs, originaires de Lyon, sont les premiers propriétaires attestés. Entre 1437 et 1443, le château est occupé par les Écorcheurs malgré une garnison mâconnaise. En 1479, les milices de Mâcon le pillent et l’incendient en représailles à une reddition jugée trop rapide aux troupes royales. À la fin du XVe siècle, une reconstruction partielle est entreprise, et le fief reste dans la famille de Feurs jusqu’en 1561, malgré des tensions avec les habitants de Mâcon.
Au XVIIe siècle, le domaine tombe en désuétude sous la gestion de fermiers. En 1713, Louis Durret, un chevalier forézien, l’acquiert et confie des réparations à l’architecte lyonnais Michel-Ange Caristie en 1725. Au XIXe siècle, le château change plusieurs fois de mains : vendu en 1842 après la mort de Louis Charrier de La Roche (évêque de Versailles), il est acheté en 1845 par Émile Devienne, qui démolit l’aile sud en 1870-1871, supprimant ainsi la chapelle du XVIe siècle. En 1974, Jean Melinand le rachète et entreprend sa restauration.
Le château, propriété privée, se compose aujourd’hui des ailes nord et ouest, d’une tour ronde probablement primitive, et d’un pont dormant franchissant les douves. Il est inscrit aux monuments historiques depuis 1984, avec une protection étendue en 2018 à l’ensemble du domaine, incluant les façades, les toitures, les escaliers, les cheminées historiques, les douves et le pont d’accès. Bien que non ouvert au public, il témoigne de l’évolution architecturale et des conflits locaux entre le Moyen Âge et l’époque moderne.