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Château de Beauregard à Saint-Genis-Laval dans le Rhône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Maison forte

Château de Beauregard à Saint-Genis-Laval

    3-17 Rue Édouard Millaud
    69230 Saint-Genis-Laval
Château de Beauregard à Saint-Genis-Laval
Château de Beauregard à Saint-Genis-Laval
Château de Beauregard à Saint-Genis-Laval
Château de Beauregard à Saint-Genis-Laval
Crédit photo : PHILDIC - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1305
Séjour de Clément V
1526
Achat par les Gadagne
1564
Visite de Catherine de Médicis
1655
Acquisition par Michel Fizicat
1793
Mort de Jean-Baptiste Fizicat
1943
Classement partiel MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de bâtiment principal ; orangerie ; nymphée ; parc et murs soutenant les terrasses (cad. 119, 120, 122 à 130) : inscription par arrêté du 20 juillet 1943

Personnages clés

Clément V - Pape et archevêque de Lyon Résida au château en 1305.
Pierre Gadagne - Seigneur de Beauregard (XVIe) Acheteur du domaine en 1526.
Thomas II Gadagne - Banquier lyonnais Transforma le château style florentin.
Catherine de Médicis - Reine de France Reçue en 1564 par Thomas III.
Michel Fizicat - Lieutenant-colonel et noble Propriétaire au XVIIe siècle.
Jean-Baptiste Fizicat - Dernier héritier Fizicat Mort en 1793 pendant la Terreur.

Origine et histoire

Le château de Beauregard, initialement nommé maison Fizicat, trouve ses origines au XIVe siècle comme propriété des archevêques de Lyon. Clément V y séjourne en 1305 après son couronnement. La famille Gadagne, notamment Pierre et son frère Thomas II – banquier lyonnais surnommé « riche comme Gadagne » –, acquiert le domaine en 1526 et le transforme dans un style florentin. En 1564, Thomas III y reçoit la reine Catherine de Médicis lors d’une visite royale à Lyon. Le château, transmis par héritage, passe ensuite aux Fizicat au XVIIe siècle, famille noble dont Michel Fizicat, lieutenant-colonel et gentilhomme du roi, en devient propriétaire en 1655.

Au XVIIIe siècle, le domaine reste dans la famille Fizicat malgré des difficultés financières, jusqu’à sa vente en 1812 à des particuliers après la Révolution. Victime de la Terreur, Jean-Baptiste Fizicat meurt en 1793, et ses héritiers cèdent définitivement le château. En 1945, la maison de maître s’effondre, ne laissant que des ruines : le corps de bâtiment principal, l’orangerie, le nymphée et les terrasses, inscrits aux monuments historiques depuis 1943. En 1978, la ville de Saint-Genis-Laval rachète le domaine pour en faire un jardin public, préservant ainsi son parc à la française et ses vestiges Renaissance.

Architecturalement, le château se caractérisait par une entrée monumentale au nord, un Grand Jardin avec escalier à double volée, et un Bas Jardin reconstitué en potager Renaissance. Le nymphée et l’orangerie, intégrés aux murs de soutènement, rappellent l’influence italienne des Gadagne. Les terrasses, comme celle de Gadagne ou de la Folie, étaient dédiées à la vigne, culture réintroduite en 2014. Le site mêle aujourd’hui histoire et nature, offrant un témoignage des fastes lyonnais de la Renaissance et de l’Ancien Régime.

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