Frise chronologique
1305
Séjour de Clément V
Séjour de Clément V
1305 (≈ 1305)
Archevêque de Lyon réside au château.
1526
Achat par les Gadagne
Achat par les Gadagne
1526 (≈ 1526)
Pierre Gadagne devient seigneur de Beauregard.
1564
Visite de Catherine de Médicis
Visite de Catherine de Médicis
1564 (≈ 1564)
Reçue par Thomas III Gadagne.
1655
Acquisition par Michel Fizicat
Acquisition par Michel Fizicat
1655 (≈ 1655)
Nouveaux propriétaires nobles du château.
1793
Mort de Jean-Baptiste Fizicat
Mort de Jean-Baptiste Fizicat
1793 (≈ 1793)
Victime de la Terreur révolutionnaire.
1943
Classement partiel MH
Classement partiel MH
1943 (≈ 1943)
Protection des vestiges et du parc.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de bâtiment principal ; orangerie ; nymphée ; parc et murs soutenant les terrasses (cad. 119, 120, 122 à 130) : inscription par arrêté du 20 juillet 1943
Personnages clés
| Clément V - Pape et archevêque de Lyon |
Résida au château en 1305. |
| Pierre Gadagne - Seigneur de Beauregard (XVIe) |
Acheteur du domaine en 1526. |
| Thomas II Gadagne - Banquier lyonnais |
Transforma le château style florentin. |
| Catherine de Médicis - Reine de France |
Reçue en 1564 par Thomas III. |
| Michel Fizicat - Lieutenant-colonel et noble |
Propriétaire au XVIIe siècle. |
| Jean-Baptiste Fizicat - Dernier héritier Fizicat |
Mort en 1793 pendant la Terreur. |
Origine et histoire
Le château de Beauregard, initialement nommé maison Fizicat, trouve ses origines au XIVe siècle comme propriété des archevêques de Lyon. Clément V y séjourne en 1305 après son couronnement. La famille Gadagne, notamment Pierre et son frère Thomas II – banquier lyonnais surnommé « riche comme Gadagne » –, acquiert le domaine en 1526 et le transforme dans un style florentin. En 1564, Thomas III y reçoit la reine Catherine de Médicis lors d’une visite royale à Lyon. Le château, transmis par héritage, passe ensuite aux Fizicat au XVIIe siècle, famille noble dont Michel Fizicat, lieutenant-colonel et gentilhomme du roi, en devient propriétaire en 1655.
Au XVIIIe siècle, le domaine reste dans la famille Fizicat malgré des difficultés financières, jusqu’à sa vente en 1812 à des particuliers après la Révolution. Victime de la Terreur, Jean-Baptiste Fizicat meurt en 1793, et ses héritiers cèdent définitivement le château. En 1945, la maison de maître s’effondre, ne laissant que des ruines : le corps de bâtiment principal, l’orangerie, le nymphée et les terrasses, inscrits aux monuments historiques depuis 1943. En 1978, la ville de Saint-Genis-Laval rachète le domaine pour en faire un jardin public, préservant ainsi son parc à la française et ses vestiges Renaissance.
Architecturalement, le château se caractérisait par une entrée monumentale au nord, un Grand Jardin avec escalier à double volée, et un Bas Jardin reconstitué en potager Renaissance. Le nymphée et l’orangerie, intégrés aux murs de soutènement, rappellent l’influence italienne des Gadagne. Les terrasses, comme celle de Gadagne ou de la Folie, étaient dédiées à la vigne, culture réintroduite en 2014. Le site mêle aujourd’hui histoire et nature, offrant un témoignage des fastes lyonnais de la Renaissance et de l’Ancien Régime.