Frise chronologique
1460
Première attestation de la seigneurie
Première attestation de la seigneurie
1460 (≈ 1460)
Robert, seigneur de Bien-Assis, mentionné.
1481
Propriété de Colas de Peret
Propriété de Colas de Peret
1481 (≈ 1481)
Trésorier du duc Jean II de Bourbon.
2e moitié du XVIe siècle
Peintures murales réalisées
Peintures murales réalisées
2e moitié du XVIe siècle (≈ 1650)
Cycle de Judith et Holopherne.
1929
Première inscription MH
Première inscription MH
1929 (≈ 1929)
Annulée en 1933.
1965
Réinscription partielle MH
Réinscription partielle MH
1965 (≈ 1965)
Façades et toitures protégées.
1970
Sauvetage par Les Amis de Montluçon
Sauvetage par Les Amis de Montluçon
1970 (≈ 1970)
Achat évitant la démolition.
1993
Prix Émile-Mâle
Prix Émile-Mâle
1993 (≈ 1993)
Récompense pour la restauration.
2015
Inscription totale MH
Inscription totale MH
2015 (≈ 2015)
Après découverte des peintures.
2016
Protection intégrale du château
Protection intégrale du château
2016 (≈ 2016)
Arrêté du 18 mars.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité (cad. CT 162) : inscription par arrêté du 18 mars 2016
Personnages clés
| Robert de Bien-Assis - Seigneur attesté en 1460 |
Premier propriétaire connu. |
| Colas de Peret (Nicolas Dupeyret) - Trésorier du duc de Bourbon |
Propriétaire en 1481. |
| Gilbert et Estienne Chesauvert - Propriétaires au XVIe siècle |
Héritiers probables de Colas. |
| Pierre Mercier - Seigneur de Bien-Assis vers 1580 |
Famille noble montluçonnaise. |
| Les Amis de Montluçon - Association de sauvegarde |
Acheteurs et restaurateurs depuis 1970. |
Origine et histoire
Le château de Bien-Assis est une maison forte édifiée au XVe siècle sur la commune de Montluçon, dans le département de l’Allier (région Auvergne-Rhône-Alpes). Situé à l’ouest de la ville, sur le rebord d’un plateau surplombant le ruisseau des Étourneaux, il donne son nom au quartier résidentiel environnant. Son architecture typique de la seconde moitié du XVe siècle inclut un corps de logis à deux pièces par étage, une tour d’escalier carrée flanquée d’une tourelle circulaire, ainsi que des éléments d’origine comme des cheminées gothiques, des portes à panneaux et des ferrures.
La seigneurie de Bien-Assis est attestée dès 1460 avec Robert de Bien-Assis, puis passe en 1481 à Colas de Peret (ou Nicolas Dupeyret), bourgeois de Montluçon et trésorier du duc Jean II de Bourbon. Le château change ensuite de mains à travers les familles Chasauvert, Mercier, Tardé, Alamargot et La Saigne de Saint-Georges, avant d’être sauvé de la démolition en 1970 par la société Les Amis de Montluçon. Celle-ci le restaure et y découvre en 2015 des peintures murales du XVIe siècle, conduisant à son inscription totale aux Monuments Historiques.
Classé une première fois en 1929 (puis désinscrit en 1933), le château est réinscrit partiellement en 1965 pour ses façades et toitures, avant une protection intégrale en 2016. Les Amis de Montluçon y organisent aujourd’hui des expositions temporaires et permanentes, mettant en valeur l’histoire locale depuis la préhistoire jusqu’au XXe siècle. La cave voûtée et la chapelle abritent une collection lapidaire, incluant des pierres sauvés du Château jaune, démoli en 1963.
L’architecture intérieure révèle des décors remarquables : un plafond peint en trompe-l’œil (fleurs et entrelacs), des peintures murales en grisaille (cycle de Judith et Holopherne, vers 1575–1594), et des graffitis anciens. La restauration a permis de sauver la toiture, les murs extérieurs et les salles principales, tout en préservant des éléments médiévaux comme les cheminées gothiques flamboyantes et l’escalier en vis.
Initialement cœur d’une exploitation agricole aux XIXe–XXe siècles, le château échappe de justesse à la destruction dans les années 1960 grâce à l’intervention des Amis de Montluçon. Ceux-ci obtiennent le prix Émile-Mâle en 1993 pour leur travail de restauration. Aujourd’hui, le site allie patrimoine architectural, collections historiques et activités culturelles, tout en restant propriété d’une association privée.