Frise chronologique
fin XVIe - début XVIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XVIe - début XVIIe siècle (≈ 1725)
Par la famille Sirot, noblesse de robe.
XVIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Alliance Sirot-Lascazes, modifications architecturales.
8 avril 1991
Classement partiel MH
Classement partiel MH
8 avril 1991 (≈ 1991)
Façades, toitures, escalier et cheminées protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; escalier en vis dans sa tour carrée ; cheminée rocaille en marbre située au rez-de-chaussée de la partie Nord ; cheminée monumentale en pierre située au deuxième étage de la partie Sud (cad. B 113, 114) : inscription par arrêté du 8 avril 1991
Personnages clés
| Jean de Sirot (1590-1676) - Conseiller du roi |
Membre de la noblesse de robe, commanditaire présumé. |
| Jacques de Sirot (1633-1731) - Conseiller du roi |
Fils de Jean, lié au sénéchal de Martel. |
| Famille Lascazes - Alliés des Sirot |
Armoiries conjointes sur la porte d’entrée. |
Origine et histoire
Le château de Busqueilles, situé à Autoire dans le département du Lot (région Occitanie), est un manoir construit à la charnière des XVIe et XVIIe siècles. Il appartient à la famille Sirot, issue de la noblesse de robe, avec Jean de Sirot (1590-1676) et son fils Jacques (1633-1731) occupant des fonctions de conseillers du roi auprès du sénéchal de Martel. L’édifice, de style Renaissance tardive, se distingue par ses deux corps de logis reliés par une tour d’escalier carrée, typique de l’architecture civile de l’époque.
Au XVIIIe siècle, le manoir subit d’importants remaniements reflétant l’évolution des goûts et l’alliance des Sirot avec la famille Lascazes, comme en témoignent les armoiries conjointes sur la porte d’entrée. Les modifications incluent l’ajout de lucarnes à fronton triangulaire, l’agrandissement des ouvertures du logis sud, et la conservation d’éléments originels comme l’escalier en vis en pierre. La couverture en lauzes, caractéristique du Haut-Quercy, et un pigeonnier adjacent complètent l’ensemble.
Classé partiellement aux monuments historiques depuis 1991, le château conserve des éléments remarquables : façades, toitures, l’escalier en vis, ainsi que deux cheminées (l’une rocaille en marbre, l’autre monumentale en pierre). Son histoire est documentée par des sources locales, dont les travaux de Catherine Didon (1996) et des relevés patrimoniaux récents. L’écu armorié, redécouvert dans le jardin, souligne les liens entre les familles nobles locales.
Le site, initialement accessible par un portail monumental aujourd’hui disparu, illustre le mode de vie de la petite noblesse provinciale sous l’Ancien Régime. Son architecture mêle fonctions résidentielles (logis, jardins) et symboles de pouvoir (armoiries, bretèche), typiques des manoirs quercynois de cette période. La précision de sa localisation reste moyenne (niveau 5/10 selon les bases patrimoniales).