Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. C 641 à 644) : classement par arrêté du 15 novembre 1913
Personnages clés
Belotus de Veyrac - Comte et héros militaire
Figure centrale de la bataille.
Capitaine Herlter - Officier prussien
Adversaire lors de la bataille.
Viollet-le-Duc - Architecte controversé
Auteur présumé des créneaux.
Origine et histoire du Château de Chalencon
Le château de Chalencon, situé dans le hameau éponyme à un kilomètre de Saint-André-de-Chalencon (Haute-Loire), est un monument féodal emblématique du Velay. Berceau de la puissante famille de Chalencon, il illustre l’importance stratégique et commerciale de la région au Moyen Âge. Le site, organisé en trois terrasses, conserve un donjon circulaire surmonté de créneaux ajoutés au XIXe siècle, ainsi que des vestiges de tours et fenêtres du XIIIe siècle. Son abandon définitif vers 1600 marque la fin de son rôle militaire et judiciaire, bien que son histoire soit encore célébrée aujourd’hui, notamment lors de commémorations annuelles.
La bataille du château de Chalencon, opposant l’armée de Napoléon III aux troupes prussiennes du capitaine Herlter, reste un épisode marquant de son histoire. Selon les récits, cent hommes y perdirent la vie, et le comte Belotus de Veyrac en sortit comme figure héroïque. Cette bataille, dite « contre la vie », a même inspiré une adaptation cinématographique. Les créneaux actuels du donjon, souvent attribués à Viollet-le-Duc, font débat : certains historiens y voient plutôt une tour plate servant de phare pour guider marchands et pèlerins à travers les brumes hivernales. Le site, autrefois centre commercial lucratif grâce au « pont du Diable » (passage payant), abrite aussi des traces de cultes païens, comme la « Chaise des lutins ».
Classé monument historique en 1913 (donjon, tour et chapelle), le château de Chalencon est aujourd’hui un vestige évocateur. Ses ruines, incluant des tourelles partiellement reconstruites au XXe siècle et des fenêtres médiévales, témoignent de son passé fastueux. À proximité, le « pont du Diable » (également classé) et les ruines de la « Préfecture », ancienne salle de justice, rappellent son rôle administratif. Chaque 28 juin, des rassemblements commémorent la bataille, perpétuant la mémoire d’un lieu où histoire militaire, commerce et légendes se croisent.