Fondations initiales XIIIe siècle (≈ 1350)
Construction des premières fondations du château.
XVe siècle
Construction du château
Construction du château XVe siècle (≈ 1550)
Édification du château sur les fondations du XIIIe siècle.
XVIIe siècle
Travaux de remaniement
Travaux de remaniement XVIIe siècle (≈ 1750)
Rénovations et modifications apportées à la fin du XVIIe siècle.
1er quart XVIIIe siècle
Construction des communs
Construction des communs 1er quart XVIIIe siècle (≈ 1825)
Édification des communs, incluant une vaste bergerie.
1984
Classement monumental
Classement monumental 1984 (≈ 1984)
Classement des façades et toitures du château et inscription des communs.
2021
Inscription de la façade
Inscription de la façade 2021 (≈ 2021)
Inscription de la façade principale du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château (cad. ZD 37) : classement par arrêté du 21 décembre 1984 ; Façades et toitures des communs (cad. ZD 37) : inscription par arrêté du 21 décembre 1984
Personnages clés
Tristan de Failly
Héritier de la seigneurie en 1569, attribué comme constructeur du château.
Origine et histoire du Château de Doumely
Élevé aux XVe, XVIIe et XIXe siècles, le château de Doumely est une ancienne maison forte située à Doumely-Bégny, dans les Ardennes (Grand Est). Les communs datent du premier quart du XVIIIe siècle. L'édifice, partiellement protégé au titre des monuments historiques, domine la campagne du Porcien.
Il a été bâti vers le XVe ou le XVIe siècle sur des fondations du XIIIe siècle ; certains attribuent sa construction à Tristan de Failly, qui hérita de la seigneurie en 1569. Des travaux furent réalisés à la fin du XVIIe siècle, et les communs, dont une vaste bergerie de 45 mètres, datent du début du XVIIIe siècle ; cette bergerie abritait troupeau, fourrage et matériel destinés à une mise en œuvre quasi industrielle des productions. Au cours des deux guerres mondiales, le château a servi successivement de poste de commandement avancé, d'hôpital de campagne et de prison, comme l'indiquent des inscriptions encore visibles sur les murs. Restauré partiellement à la fin du XXe siècle par un précédent propriétaire qui avait acquis une ruine, il portait alors les traces d'aménagements successifs : comblement des douves, ouvertures en façade et destructions des niveaux intérieurs. Un changement de propriétaire en 2017 a permis de réaménager l'intérieur et d'engager la rénovation des façades, qui devait être achevée à l'automne 2021.
Le château présente un appareil mêlant pierre à joints vifs et mosaïque de briques et se distingue par ses quatre tours en forme de goutte d'eau, dites « en amande ». Cette disposition réduit presque tous les angles morts sans les supprimer complètement ; les tours en amande annoncent le plan bastionné apparu en Italie dans les années 1530. Elles apparaissent durant la longue période de transition entre les grosses tours d'artillerie de la fin du XVe siècle et les premiers bastions, et sont aujourd'hui assez rares en France (on en trouve par exemple dans l'enceinte extérieure du château de Murol). La charpente comporte un chemin de ronde couvert qui n'est plus praticable. Le monument figure parmi les plus imposants visibles depuis la Route du Porcien.
Par arrêté du 21 décembre 1984, les façades et les toitures du château ont été classées, et les façades et toitures des communs ainsi que l'ancienne bergerie bordant la cour ont été inscrites. La façade principale a fait l'objet d'une inscription en juillet 2021.