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Château de Garde-Épée à Saint-Brice en Charente

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Garde-Épée

  • 8 Route de Gardepee
  • 16100 Saint-Brice
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Château de Garde-Épée
Crédit photo : rosier - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
16100 Saint-Brice, 8 Route de Gardepee

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1553
Construction initiale
1562
Renforcement défensif
Milieu XVIIe siècle
Changement de propriétaire
30 octobre 1973
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Mur crénelé avec son portail et sa tourelle ; fuie (cad. AD 46, 49) : inscription par arrêté du 30 octobre 1973

Personnages clés

Sieur Ancelin - Marchand et premier propriétaire Acheteur du fief en 1553, constructeur initial.
Marquis de Caravaz - Ancien propriétaire du fief Vendeur à Ancelin, inspiré du marquis de Carabas.
Jean Ancelin - Dernier héritier direct Mort sans descendant, cause de la vente.
Famille de Jarnac de Garde-Épée - Propriétaire actuel via société privée Détentrice depuis le XVIIe siècle avec l’abbaye de Châtre.

Origine et histoire du Château de Garde-Épée

Le château de Garde-Épée, situé à Saint-Brice en Charente, fut construit au XVIe siècle sur un plateau dominant la vallée de la Charente. En 1553, le sieur Ancelin, un marchand, acquiert le fief du marquis de Caravaz (inspirant le marquis de Carabas des contes de Perrault) et obtient l'autorisation d'y ériger une maison à créneaux, incluant une fuie monumentale, un vivier et une garenne. La fuie ronde, datée de 1553 et ornée des armes des Ancelin, compte 2 600 boulins et symbolise le prestige de cette famille marchande.

Vers le milieu du XVIIe siècle, à la mort de Jean Ancelin sans héritier direct, le domaine est vendu à un certain M. Richard, encore propriétaire en 1698. Il passe ensuite à la famille de Jarnac de Garde-Épée, qui le conserve jusqu’à aujourd’hui via une société privée. Le logis, reconstruit à la fin du XVIIIe siècle, s’inscrit dans un quadrilatère entouré de bâtiments agricoles. L’entrée, marquée par une porte cochère crénelée et une tourelle subsistante, témoigne des adaptations défensives ajoutées en 1562, comme les neuf mâchicoulis au-dessus du portail.

Classé Monument Historique en 1973 pour son mur crénelé, son portail et sa fuie, le château reste une propriété privée non ouverte au public. Son architecture mêle éléments Renaissance (fuie, courtine merlonnée) et transformations ultérieures (logis XVIIIe). Le domaine, aujourd’hui viticole, est indissociable de l’histoire locale, liée à l’abbaye de Châtre voisine, également détenue par la famille de Jarnac. Les sources soulignent son rôle de résidence seigneuriale puis de domaine agricole, reflétant l’évolution des élites rurales en Charente.

Liens externes

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