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Château de Hac au Quiou en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Manoir

Château de Hac

    D39 22630 Le Quiou
Propriété privée
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Château de Hac
Crédit photo : Sylenius - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1380-1390
Construction du premier manoir
1440-1448
Construction du château actuel
1450
Confiscation du château
1686
Vente à la famille de Lopriac
1770
Acquisition par Yves Reslou
1927-1936
Restauration majeure
1993
Classement monument historique
2012
Inscription des abords
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château (cad. A 858) : classement par arrêté du 9 septembre 1993 - Les abords du château, à savoir les sols d'assiette et les murs de soutien ou de clôture de la cour, des anciens jardins et de l'avenue d'accès, correspondant aux parcelles A 580, 581, 858, 912 : inscription par arrêté du 15 février 2012

Personnages clés

Guillaume de Saint-André - Diplomate du duc Jean IV Constructeur du premier manoir vers 1380-1390.
Arthur de Richemont - Fils du duc Jean IV Propriétaire du domaine avant transmission aux Bintin.
Jean Hingant - Chambellan du duc François Ier Commanditaire du château actuel (1440-1448).
Gilles de Bretagne - Victime d’un assassinat politique Sa mort entraîne la confiscation du château en 1450.
Yves Reslou de la Tisonnais - Maire de Dinan au XVIIIe siècle Propriétaire en 1770, transforme le château en métairie.

Origine et histoire du Château de Hac

Le château de Hac, situé à Le Quiou dans les Côtes-d’Armor, est un édifice emblématique de l’architecture ducale bretonne du XVe siècle. Construit entre 1440 et 1448 par Jean Hingant, chambellan et conseiller du duc François Ier de Bretagne, il remplace un manoir antérieur érigé vers 1380-1390 par Guillaume de Saint-André, diplomate du duc Jean IV. Ce premier manoir, dont il ne reste que les fondations, fut transmis à Arthur de Richemont, puis à la famille de Bintin, avant d’être confisqué à Jean Hingant en 1450 pour son implication dans l’assassinat de Gilles de Bretagne.

Le château actuel, en pierre calcaire des faluns, se compose de deux corps de logis : l’un à l’est, vestige d’un édifice antérieur, et l’autre à l’ouest, construit pour Jean Hingant. Il est flanqué de six tourelles, dont une abrite une chapelle domestique au troisième étage. L’intérieur conserve des dispositions typiques des résidences seigneuriales bretonnes, avec des salles d’apparat, des chambres privées, des latrines et des cheminées monumentales. Les fenêtres du rez-de-chaussée et la porte d’entrée, à forte mouluration, ont gardé leur aspect d’origine, tandis que celles du premier étage furent agrandies au XVIIe siècle.

Passé entre les mains des familles Tournemine et de Rieux, le château fut vendu en 1686 à la famille de Lopriac, qui entreprit des travaux majeurs, dont le remplacement de la charpente. En 1770, il fut acquis par Yves Reslou de la Tisonnais, maire de Dinan, avant d’être transformé en métairie. Sauvé de la ruine par une restauration entre 1927 et 1936, il fut classé monument historique en 1993 et ouvert au public en 1984. Ses abords, incluant les jardins médiévaux recréés entre 1980 et 1990, furent inscrits en 2012.

Le château illustre l’influence persistante de la cour ducale bretonne, avec une architecture homogène malgré des modifications mineures. Les diagnostics menés en 1997 ont révélé des peintures et un mobilier remarquables, tandis que les restaurations récentes (2010) ont permis de préserver ses menuiseries, vitraux et décors peints. Aujourd’hui, il constitue l’un des témoignages les plus intacts de l’âge d’or du duché de Bretagne, mêlant fonctions résidentielle, agricole et symbolique.

Son histoire reflète les turbulences politiques de la Bretagne médiévale, marquée par les rivalités entre familles nobles et leur proximité avec le pouvoir ducal. La confiscation du château en 1450, liée à l’assassinat de Gilles de Bretagne, souligne son rôle dans les intrigues de l’époque. Les transformations ultérieures, comme l’agrandissement des fenêtres au XVIIe siècle ou sa conversion en métairie, témoignent de son adaptation aux besoins successifs de ses propriétaires.

Liens externes

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