Classement Monument Historique 27 décembre 1989 (≈ 1989)
Protection des façades et éléments intérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du manoir, y compris celles du pavillon carré à l'angle sud-ouest ; tour d'escalier, avec son pigeonnier ; murs-pignons du logis primitif ; deux cheminées de granit au rez-de-chaussée (cad. ZK 23) : inscription par arrêté du 27 décembre 1989
Personnages clés
Guillaume Cordon - Sénéchal et propriétaire
Acquiert le manoir en 1583
Joseph de Robillard de Beaurepaire - Maire du Mesnillard
Résident au XIXe siècle
Eulalie du Mesnil - Épouse de Joseph
Descendante des Cordon
Origine et histoire du Château de la Faucherie
Le manoir de la Faucherie, aussi appelé château de la Faucherie, est une ancienne demeure fortifiée des XVe–XVIe siècles, profondément remaniée au XIXe siècle. Situé à 1 km à l’ouest de l’église du Mesnillard dans la Manche (Normandie), ce monument privé ne se visite pas mais est partiellement inscrit aux Monuments Historiques depuis 1989. Ses douves d’origine, remplacées par des jardins, laissent place à une façade embellie (fenêtres agrandies, échauguette à colombages) et une tour carrée à l’arrière. L’ensemble conserve des éléments médiévaux comme deux cheminées de granit et un pigeonnier intégré à la tour d’escalier.
Acquis en 1583 par Guillaume Cordon, sieur de la Lande et sénéchal, le manoir reste dans sa descendance jusqu’au XIXe siècle. Joseph de Robillard de Beaurepaire (1830–1906), maire du Mesnillard, y réside après avoir épousé Eulalie du Mesnil, arrière-petite-fille des Cordon. Ses frères, Eugène (historien) et Charles (archiviste), illustrent l’ancrage local de cette famille. Les façades, toitures, et éléments intérieurs (cheminées, murs-pignons) sont protégés depuis 1989, tandis que les extérieurs s’ouvrent au public en été.
L’édifice incarne l’évolution architecturale d’un manoir normand, passant d’une vocation défensive (douves, tour) à une résidence aristocratique embellie. Les jardins actuels, avec leur avenue ombragée, remplacent les anciennes douves, tandis que la tour carrée et les colombages rappellent son origine médiévale. La protection de 1989 souligne sa valeur patrimoniale, mêlant héritage seigneurial et transformations du XIXe siècle.