Frise chronologique
1234
Première mention des vignes
Première mention des vignes
1234 (≈ 1234)
Citation de vignes entre Montagny et Millery.
1348
Testament d'Orient de Gali
Testament d'Orient de Gali
1348 (≈ 1348)
Legs à l’hospice de la Croix Maladière.
1419
Hôtel de la Gallée à Lyon
Hôtel de la Gallée à Lyon
1419 (≈ 1419)
Vente de vin issu du domaine.
1512-1515
Héritage par les Vauzelles
Héritage par les Vauzelles
1512-1515 (≈ 1514)
Transformation en maison des champs.
1546-1562
Rénovation Renaissance
Rénovation Renaissance
1546-1562 (≈ 1554)
Influence possible de Sebastiano Serlio.
1630
Achat par Jean de Moulceau
Achat par Jean de Moulceau
1630 (≈ 1630)
Création des jardins et belvédères.
1685-1686
Vins servis au roi
Vins servis au roi
1685-1686 (≈ 1686)
Prestige des vins de la Gallée.
1724
Vente aux Jésuites
Vente aux Jésuites
1724 (≈ 1724)
Exploitation comme domaine agricole.
1793
Achat par les Johannot
Achat par les Johannot
1793 (≈ 1793)
Transformation en exploitation expérimentale.
1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Gallée : inscription par arrêté du 7 juin 1926
Personnages clés
| Orient de Gali - Membre de la famille Gali |
Auteur d’un legs en 1348. |
| Guillaume de la Galère - Cabaretier lyonnais |
Descendant de la famille Gali. |
| Jean Blanc - Notaire et hôtelier |
Propriétaire en 1462. |
| Mathieu de Vauzelles - Juriste et écrivain |
Auteur d’un traité sur les péages. |
| Jean de Moulceau - Secrétaire de Lyon |
Transforme le domaine au XVIIe. |
| Thomas de Moulceau - Notable lyonnais |
Agrandit jardins et réseaux hydrauliques. |
| François Bruffet - Avocat et propriétaire |
Endettement et vente forcée. |
| François-Ferdinand Johannot - Industriel papetier |
Modernise l’exploitation agricole. |
| Étienne Dalier - Intermédiaire pour les Jésuites |
Achat du domaine en 1747. |
Origine et histoire
Le Château de La Gallée, situé à Millery dans le département du Rhône, trouve ses origines entre les XIVe et XVe siècles comme maison des vignes. Transformé en maison des champs au XVIe siècle, il illustre l’évolution des domaines viticoles lyonnais. Son architecture mêle des éléments médiévaux et Renaissance, avec des influences possibles de l’architecte italien Sebastiano Serlio, ami des propriétaires de l’époque, les frères Vauzelles.
Au XVIIe siècle, le domaine est profondément remanié par la famille Moulceau, qui en fait une exploitation viticole modèle, entourée de murs, de jardins en terrasse et de belvédères. Les Moulceau, notables lyonnais, y introduisent des aménagements hydrauliques sophistiqués et des jardins inspirés de ceux de Le Nôtre. Le château devient alors un lieu de production viticole réputé, dont les vins sont servis à la table du roi Louis XIV en 1685 et 1686.
Au XVIIIe siècle, le domaine passe entre les mains de plusieurs propriétaires, dont les Jésuites, qui l’exploitent comme domaine agricole jusqu’à la Révolution. Après 1793, la famille Johannot, industrielle du papier, en fait une exploitation agricole expérimentale, combinant vignes, cultures maraîchères et élevage. Les transformations successives reflètent les adaptations économiques et techniques, tout en préservant partiellement les structures des siècles précédents.
Le château, inscrit aux monuments historiques en 1926, conserve aujourd’hui son clos du XVIIe siècle et des éléments architecturaux remarquables, comme une tour-belvédère, des galeries à arcades et des jardins en terrasse. Son histoire reflète les mutations sociales et économiques de la région lyonnaise, de la viticulture médiévale à l’agriculture moderne.
Les bâtiments principaux, organisés en carré avec des pavillons d’angle, abritent des peintures murales mythologiques et un escalier en pierre. L’entrée monumentale, encadrée de tours rondes et d’un portail à colonnes, témoigne de son prestige passé. Les aménagements hydrauliques, partiellement préservés, rappellent l’ingéniosité des anciens propriétaires pour maîtriser l’eau et embellir le domaine.