Frise chronologique
957
Première citation historique
Première citation historique
957 (≈ 957)
Cession partielle à Frotaire, évêque de Cahors.
XIIe–XIIIe siècles
Période famille de La Tour
Période famille de La Tour
XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Dons religieux et renforcement féodal.
XVe siècle
Acquisition par les Roquefeuil
Acquisition par les Roquefeuil
XVe siècle (≈ 1550)
Modernisation et alliances nobles.
Milieu XVIIe siècle
Vente aux de Bonald
Vente aux de Bonald
Milieu XVIIe siècle (≈ 1750)
Conservation jusqu’à la Révolution.
1991
Rachat par la commune
Rachat par la commune
1991 (≈ 1991)
Début des restaurations publiques.
14 février 2024
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 février 2024 (≈ 2024)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château de Latour et les ruines du bâtiment dit « la glacière » et le sol des parcelles E 465, 753 et 754, en totalité, ainsi que les façades et les toitures de la dépendance dite « la citadelle », tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l’arrêté, figurant au cadastre section E sur les parcelles 465, 753 et 754 : inscription par arrêté du 14 février 2024
Personnages clés
| Frotaire - Évêque de Cahors |
Premier bénéficiaire de la seigneurie en 957. |
| Gago de La Tour - Seigneur médiéval |
Cède des terres à Sylvanès (1133). |
| Arnaud de La Tour - Seigneur et donateur |
Soutien à l’abbaye de Nonenque (1205). |
| François de Roquefeuil - Seigneur de Londres |
Modernise le château (XVIe siècle). |
| Blaise de Roquefeuil - Baron de Londres |
Dernier Roquefeuil propriétaire (XVIIe). |
| Famille de Bonald - Derniers seigneurs |
Possède le château jusqu’à 1789. |
Origine et histoire
Le château de Latour, perché sur un promontoire rocheux surplombant la Sorgues à Marnhagues-et-Latour (Aveyron), trouve ses origines au Xe siècle. Son histoire débute en 957, lorsque Sénégonde cède une partie de la seigneurie à Frotaire, évêque de Cahors, et à son frère Bernard Aton II, vicomte d’Albi et de Nîmes. Ce site stratégique, lié au comté de Rodez, devient un fief majeur du Rouergue médiéval.
Au Moyen Âge, la famille de La Tour marque profondément les lieux. Gago de La Tour et son fils, cités au XIIe siècle, cèdent des terres à l’abbaye de Sylvanès en pénitence. Au XIIIe siècle, Arnaud de La Tour soutient l’abbaye de Nonenque, tandis que ses descendants, comme Flottard (1396), relèvent du comté de Rodez. Le château passe ensuite aux Roquefeuil au XVe siècle, famille noble qui l’agrandit et le modernise jusqu’au XVIIe siècle, avec des alliances matrimoniales renforçant son prestige (ex. : mariage de Fulcrand avec Marguerite d’Aquillon en 1609).
Au milieu du XVIIe siècle, la seigneurie est vendue à la famille de Bonald, qui la conserve jusqu’à la Révolution. Le château, devenu propriété communale en 1991, est aujourd’hui restauré par l’association des Amis du Château de Latour. Classé Monument Historique en 2024, il abrite un donjon, des échauguettes, un plafond peint du XVIe siècle, et une cellule de moniale reconstituée. Ses dépendances, comme « la glacière » et « la citadelle », témoignent de son évolution architecturale.
Architecturalement, le château combine deux corps de logis en L, reliés par une partie circulaire, avec des éléments défensifs (chemin de ronde, fenêtres géminées) et résidentiels. Son ouverture au public permet de découvrir son histoire, des origines médiévales aux restaurations contemporaines, tout en offrant des hébergements en gîte dans ses anciennes pièces.
Les sources historiques, comme les travaux d’Hippolyte de Barrau (1853) ou les archives de la Société des Lettres de l’Aveyron, soulignent son rôle central dans la noblesse rouergate. Le château illustre ainsi les dynamiques féodales, les stratégies matrimoniales des familles aristocratiques, et l’adaptation des forteresses aux époques modernes.