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Château de Long dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Classique

Château de Long

  • 1 Place du Château
  • 80510 Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Château de Long
Crédit photo : Berthgmn - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
80510 Long, 1 Place du Château

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1733
Début des travaux
1762
Mort de Buissy
1871
Achat par les Rouvroy
1916
Vente au comte de Panévinon
1944
Classement Monument Historique
1964
Restauration par Van Glabeke
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, le parc et l'avenue qui précède l'entrée : inscription par arrêté du 28 janvier 1944 - Les façades et toitures des communs ; le pigeonnier et les deux serres, en totalité (cad. AK 77, 70, 79) : inscription par arrêté du 1er décembre 2003

Personnages clés

Honoré-Charles de Buissy - Seigneur de Long et commanditaire Fonda le château en 1733.
Charles-Étienne Briseux - Architecte Conçut les plans inspirés de son recueil.
Jean-Baptiste Huet - Décorateur Orna les boiseries intérieures.
Octave de Rouvroy - Propriétaire en 1871 Ajouta les armes familiales en façade.
Roger Van Glabeke - Sauveur en 1964 Restaura le château en péril.

Origine et histoire du Château de Long

Le château de Long, surnommé la « Folie de Buissy », fut édifié au XVIIIe siècle par Honoré-Charles de Buissy, seigneur local, sur les plans de l’architecte Charles-Étienne Briseux, s’inspirant de son recueil L’Art de bâtir les maisons de campagne (1743). À l’origine, une forteresse médiévale contrôlait le passage sur la Somme, comme au Catelet. Le château actuel, en brique rose et pierre blanche, remplace cette structure défensive. À la mort de Buissy en 1762, son fils Pierre de Buissy acheva les décors intérieurs, dont les boiseries ornées par Jean-Baptiste Huet, partiellement vendues aux États-Unis avant d’être rachetées pour le Musée de l’Hôtel de Berny à Amiens.

Au XIXe siècle, le château changea plusieurs fois de mains. En 1871, Octave de Rouvroy et son épouse Marie de Chabenat de Bonneuil l’acquirent ; leurs armes ornent encore la façade. Leur fils René de Rouvroy, héritier mineur en 1882, épousa en 1894 Hélène de Francqueville d’Abancourt, dont la fortune permit l’entretien du domaine jusqu’à la Première Guerre mondiale. Ruinés par le conflit, les Rouvroy vendirent le château en 1916 au comte Gaétan de Panévinon de Marsat, dont la fille Françoise, comtesse de Méhérenc, l’abandonna dans les années 1930.

Sauvé de la ruine en 1964 par l’industriel Roger Van Glabeke, le château fut restauré et obtint le Grand Prix Chefs-d’œuvre en péril. Revendu en 1999, il reste une propriété privée ouverte à la visite. Son parc de 20 hectares, agrémenté d’étangs, de serres du XIXe siècle et d’un colombier octogonal, témoigne de son faste passé. Les communs, avec leur porte monumentale à fronton triangulaire, complètent cet ensemble classé Monument Historique depuis 1944 et 2003.

Architecturalement, le corps de logis à mansardes présente trois avant-corps sculptés, une clé de porte ornée d’un masque symbolisant la force, et une façade orientale plus sobre. Le parc, mêlant jardins « à la française » et espaces boisés, abrite des statues, un lavoir, et des serres abritant rosiers, bougainvilliers et agrumes. Le colombier du XVIIIe siècle, en brique et pierre, rappelle l’ancienne vocation seigneuriale du domaine.

Liens externes

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