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Château de Longpra à Saint-Geoire-en-Valdaine dans l'Isère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Maison forte

Château de Longpra

  • Longpra
  • 38620 Saint-Geoire-en-Valdaine
Château de Longpra
Château de Longpra
Château de Longpra
Château de Longpra
Crédit photo : Patrice78500 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
38620 Saint-Geoire-en-Valdaine, Longpra

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction initiale
1536
Acquisition par les Franclieu
XVIIe siècle
Remplacement du pont-levis
1770
Reconstruction majeure
25 août 1997
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château ; terrasses et parterre sud ; pavillons ; douves ; cour d'honneur avec ses grilles et murs d'enceinte ; façades et toitures des communs ; grande avenue conduisant au château (cad. AW 5, 6, 13, 15, 16 ; AV 66, 67) : classement par arrêté du 25 août 1997 - Parc du château (cad. AW 6, 13, 7, 8, 9, 3, 12) : inscription par arrêté du 25 août 1997

Personnages clés

Pierre-Antoine de Longpra - Conseiller au Parlement du Dauphiné Commanditaire de la reconstruction en 1770.
Famille Hache - Ébénistes grenoblois Auteurs des parquets et décors intérieurs.
Comte et comtesse Albert de Franclieu - Propriétaires actuels Gèrent l’accueil et les visites depuis le XXe siècle.

Origine et histoire du Château de Longpra

Le château de Longpra trouve ses origines au XIIIe siècle comme maison forte, type de construction typique du Dauphiné avant 1300. De cette période médiévale subsistent aujourd’hui les douves de 378 mètres et des vestiges de l’ancien pont-levis, remplacé au XVIIe siècle par un pont fixe. Ces éléments défensifs rappellent son rôle initial de résidence fortifiée, caractéristique des tensions féodales de l’époque.

Au XVIIIe siècle, Pierre-Antoine de Longpra, conseiller au Parlement du Dauphiné, entreprend une reconstruction totale du château entre 1770 et la fin du siècle. L’objectif est de transformer l’ancienne forteresse en une résidence d’agrément, reflétant les goûts aristocratiques de l’époque. Les façades symétriques, dépouillées d’ornements superflus, incarnent le nouveau style architectural post-guerres de Religion, privilégiant l’équilibre et la sobriété.

La rénovation mobilise des artisans locaux, dont la famille Hache, ébénistes grenoblois renommés, qui réalisent notamment les parquets du château. Ces travaux marquent aussi l’intégration de la demeure dans son environnement, avec la création de terrasses, d’un parc et d’une grande avenue d’accès. Depuis 1536, le domaine appartient à la famille Franclieu, qui en assure aujourd’hui la gestion et l’ouverture au public.

Classé Monument Historique en 1997, le château abrite également un musée dédié aux outils de menuiserie des XVIIIe et XIXe siècles, utilisés pour les décors intérieurs. Ce musée met en valeur le savoir-faire des artisans, comme celui des Hache, à travers des démonstrations et des collections d’outils (gouges, ciseaux à bois). Le site conserve ainsi la mémoire à la fois de l’architecture noble et de l’artisanat local.

L’histoire du château reflète les évolutions sociales et architecturales du Dauphiné : d’une fonction défensive médiévale, il passe à un rôle de représentation sous l’Ancien Régime, avant de devenir un patrimoine culturel préservé. Les douves, le pont du XVIIe siècle et les décors intérieurs du XVIIIe coexistent aujourd’hui, offrant un témoignage stratifié de sept siècles d’histoire.

Liens externes

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