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Château de Magrin dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Magrin

  • Le Bourg 
  • 81220 Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Château de Magrin
Crédit photo : Sylenius - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
81220 Magrin, Le Bourg 

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1900
2000
7 août 1224
Première mention écrite
1279
Acquisition par les Brenguier
1502
Propriété des Corneilhan
août 1585
Protection d’Henri de Navarre
1971
Restauration et musée
14 décembre 1979
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du corps de bâtiment et de la tour Renaissance ; escalier intérieur ; deux cheminées en pierre se trouvant l'une au premier étage et l'autre au deuxième étage ; vestiges de l'ancien château : classement par arrêté du 14 décembre 1979 ; Façades et toitures du séchoir à pastel (cad. B 142) : inscription par arrêté du 14 décembre 1979

Personnages clés

Raymond VII (IX) de Toulouse - Comte de Toulouse Protège le châtelain en 1224.
Gaspard de Corneilhan - Seigneur protestant de Magrin Sauve Henri de Navarre en 1585.
Henri IV (Henri de Navarre) - Roi de France Protège le pastel après 1585.
M. Rufino - Propriétaire-restaurateur (XXe siècle) Crée le musée du Pastel en 1971.

Origine et histoire du Château de Magrin

Le château de Magrin, perché à 330 mètres au-dessus de la vallée de l'Agout (Tarn), occupe un site potentiellement gaulois, romain puis wisigoth. Sa première mention écrite date du 7 août 1224, pendant la croisade des albigeois, lorsqu’il dépendait de la seigneurie de Puylaurens. Contrairement à d’autres forteresses cathares, son rôle dans la rébellion contre Simon de Montfort reste hypothétique, bien que des souterrains et une légende de « trésor cathare » y soient associés. En 1279, il passe à la famille Brenguier de Puylaurens.

Pendant la guerre de Cent Ans, le château sert de base à des routiers pillant la région. Au XVIe siècle, la famille Corneilhan, convertie au protestantisme, y cultive le pastel, une ressource économique majeure. En 1585, Gaspard de Corneilhan y protège Henri de Navarre (futur Henri IV) lors d’une embuscade, un acte qui vaut au château la protection royale pour l’industrie pastelière, via l’interdiction de l’indigo concurrent.

Partiellement incendié pendant la Révolution, le château est vendu comme bien national avant d’être restauré au XXe siècle. En 1971, M. Rufino le transforme en musée du Pastel, aujourd’hui fermé. Son architecture mêle une partie médiévale (donjon du Xe siècle, remparts) et un corps Renaissance (porte à colonnes, fenêtres à meneaux), typique des hôtels pasteliers toulousains. Le séchoir à pastel, rare exemple intact, et un moulin à traction animale (« moulin à sang ») témoignent de son histoire industrielle.

Classé Monument Historique en 1979, le château abrite aussi des vestiges wisigoths et un oppidum supposé. Ses jardins conservent des plants de pastel et d’indigo, tandis que ses souterrains, dont un aurait abrité le « trésor des cathares », alimentent les légendes locales. Aujourd’hui en vente, il reste un symbole de la Route Historique du Pastel en Occitanie.

Liens externes

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