Première mention écrite 1199 (≈ 1199)
Actes en latin attestant la propriété de la famille de Bérard de Montalet.
1202
Confirmation de propriété
Confirmation de propriété 1202 (≈ 1202)
Autres actes en latin confirmant la famille de Bérard de Montalet comme propriétaire.
1248
Partage du château
Partage du château 1248 (≈ 1248)
Partage entre Arnault et Bertrand de Montalet mentionnant habitations et structures.
XIIIe siècle
Destruction et reconstruction
Destruction et reconstruction XIIIe siècle (≈ 1350)
Arnaud II de Bérard de Montalet met le feu à la forteresse, qui est ensuite reconstruite.
1984
Début de la restauration
Début de la restauration 1984 (≈ 1984)
Début des travaux de restauration du château.
1995
Fête médiévale annuelle
Fête médiévale annuelle 1995 (≈ 1995)
Organisation de la première fête médiévale estivale.
25 juillet 1997
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 25 juillet 1997 (≈ 1997)
Le château et son enceinte sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines du château, de l'enceinte et de l'habitat de Montalet (cad. B 429, 430) : inscription par arrêté du 25 juillet 1997
Personnages clés
Arnaud II de Bérard de Montalet
Seigneur ayant incendié puis reconstruit la forteresse au XIIIe siècle.
Arnault de Montalet
Cité dans le partage du château en 1248.
Bertrand de Montalet
Cité dans le partage du château en 1248.
Origine et histoire du Château de Montalet
Le château de Montalet se dresse sur un promontoire à 275 mètres, dominant la vallée de la Cèze sur la commune de Molières-sur-Cèze, dans le Gard. Construit au Moyen Âge, il semble avoir assuré la surveillance entre la voie Régordane et l’accès à la vallée de l’Ardèche. Des actes en latin de 1199 et 1202 indiquent que la famille de Bérard de Montalet en était déjà propriétaire. Au XIIIe siècle, Arnaud II de Bérard de Montalet, assiégé par le comte de Montfort-L’Amaury, mit le feu à la forteresse, qui fut ensuite reconstruite. Une restauration est en cours depuis 1984 et progresse régulièrement.
Les remparts étaient flanqués de sept tours ; la forme au sol évoque l’aile d’un oiseau et l’enceinte couvre environ un hectare. La description du site évoque l’existence d’un donjon accessible par une barbacane qui exposait plusieurs fois l’assaillant au feu des défenseurs. Le partage de 1248 entre Arnault et Bertrand de Montalet mentionne habitations, tours, portes et chemin carrossable, ce qui confirme la présence d’un village à l’intérieur de l’enceinte. Aujourd’hui, il subsiste notamment la salle du seigneur, la salle à grains, la salle d’honneur, la salle de réception anciennement réservée à la garde, le donjon et la citerne. Les eaux pluviales étaient dirigées des toits vers la citerne au moyen d’une conduite en pierre adossée à un mur. Le château, son enceinte et l’habitat de Montalet sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 25 juillet 1997.
Des chantiers de restauration organisés à Pâques et en été permettent à l’Association pour la Sauvegarde du Château de Montalet de transmettre des savoir-faire, avec des jeunes venus du monde entier par l’intermédiaire de l’Union Rempart. Les ateliers sont limités à une douzaine de bénévoles encadrés par cinq responsables. Tous les premiers samedis du mois, le chantier accueille entre vingt et vingt-cinq personnes, et les jeudis une équipe de six à huit tailleurs de pierre intervient régulièrement ; en hiver, un atelier de confection de vitraux travaille pour les fenêtres du donjon. L’association collabore par ailleurs avec des établissements scolaires : l’École des Mines d’Alès pour l’étude du sentier géologique et des fermes de la salle des blasons, le lycée technique de la Salle d’Alès avec des sections BTS et baccalauréats technologiques et professionnels pour le déblaiement, le transport et la réalisation d’ouvrages, et le lycée Frédéric Mistral de Nîmes sur la taille de pierre pour la restauration des fenêtres à meneaux.
Le château est ouvert à la visite ; on y accède par des sentiers botaniques et géologiques balisés qui empruntent le PR7 du PDIPR du Gard, et l’accès est possible aussi depuis Saint-Ambroix, à pied ou en VTT. Depuis 1995, une fête médiévale est organisée chaque été le deuxième dimanche d’août.