Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction de la maison forte
Construction de la maison forte
XIIIe siècle (≈ 1350)
Premier édifice avec deux donjons.
milieu du XVIIIe siècle
Transformations par Gabrielle Vire du Liron
Transformations par Gabrielle Vire du Liron
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modifications architecturales majeures.
vers 1857
Construction du château actuel
Construction du château actuel
vers 1857 (≈ 1857)
Commandé par les Lacroix-Laval, style néogothique.
12 octobre 2007
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
12 octobre 2007 (≈ 2007)
Protection du domaine et dépendances.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, sa ferme et ses communs façades et toitures, son potager avec sa clôture, le parc et la serve, la loge d'entrée façades et toitures ainsi que le mur de clôture du domaine et les parcelles sur lesquelles ils se trouvent (cad. AY 107, 113 à 115, 157, lieudit Montivert) : inscription par arrêté du 12 octobre 2007
Personnages clés
| Gabrielle Vire du Liron - Propriétaire au XVIIIe siècle |
Responsable de transformations majeures. |
| Famille Lacroix-Laval - Commanditaires en 1857 |
Fait construire le château actuel. |
| Pierre Martin - Architecte attribué |
Conçoit le château néogothique (attribution). |
| Jean-Prosper Bissuel - Architecte présumé |
Aura conçu les dépendances (hypothèse). |
Origine et histoire
Le château de Montivert, situé à Saint-André-en-Vivarais en Ardèche, trouve ses origines au XIIIe siècle sous la forme d’une maison forte dotée de deux donjons. Ce premier édifice, transformé à plusieurs reprises, passe entre les mains de familles nobles comme les Iserdand, les Montaignac et les Vire du Liron. Au milieu du XVIIIe siècle, Gabrielle Vire du Liron y apporte des modifications majeures, marquant une étape clé dans son évolution architecturale.
Vers 1857, la famille Lacroix-Laval commande la construction du château actuel, confié à l’architecte Pierre Martin (attribution probable). L’édifice adopte un style néogothique mêlant références médiévales et renaissantes : quadrilatère flanqué d’échauguettes, de faux mâchicoulis et de tours rondes. Les dépendances (ferme en U, conciergerie) pourraient quant à elles être l’œuvre de Jean-Prosper Bissuel. Le domaine, inscrit aux Monuments Historiques en 2007, inclut aussi un potager clos, un parc et une serve.
L’intérieur du château révèle un décor XIXe siècle préservé : chapelle voûtée d’ogives (2e étage) avec peintures, vitraux et lambris, salons lambrissés aux plafonds à caissons, et un escalier d’honneur sur trois niveaux. Les toitures en ardoise et les lucarnes complètent l’esthétique romantique de l’ensemble. Les bâtiments agricoles, fonctionnels, illustrent l’organisation rurale de l’époque, avec une séparation nette entre espaces d’habitation et zones dédiées au bétail.
Le château de Montivert incarne ainsi l’idéal néomédiéval du Second Empire, alliant réinterprétation historique et confort moderne. Son architecture, inspirée des théories du XIXe siècle sur le Moyen Âge, en fait un témoignage rare de ce courant en Ardèche, loin des grands centres urbains comme Lyon. La protection de 2007 couvre l’intégralité du domaine, soulignant sa valeur patrimoniale exceptionnelle.