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Château de Saint-André du Coing à Saint-Didier-au-Mont-d'Or dans le Rhône

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Maison forte

Château de Saint-André du Coing

    26 Chemin de Méruzin
    69370 Saint-Didier-au-Mont-d'Or
Propriété d'une société privée
Château de Saint-André du Coing
Château de Saint-André du Coing
Château de Saint-André du Coing
Château de Saint-André du Coing
Crédit photo : Dominique Robert - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1583
Vente par l’Église
XVIe siècle
Construction initiale
XVIIe siècle
Aménagements majeurs
1774
Cheminée datée
1820
Acquisition par Ponchon
5 septembre 2007
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château en totalité, les communs (façades et toitures) , la terrasse y compris la tour sud-est et les vestiges de la tour sud-ouest qui la bornent, le parc, le mur de soutènement et le mur de clôture, ainsi que la parcelle sur laquelle ces éléments sont implantés (cad. AY 224) : inscription par arrêté du 5 septembre 2007

Personnages clés

Guyot de Masso - Premier propriétaire laïc Acheteur en 1583, échevin de Lyon.
Pierre Sève - Propriétaire au XVIIe Famille noble ayant embelli le château.
Pietro Ricci - Peintre décorateur Auteur présumé des grisailles intérieures.
François Ponchon - Acquéreur en 1820 Lié à l’architecte Jean-Antoine Morand.
Jean-Antoine Morand - Architecte lyonnais Grand-père de l’épouse de Ponchon.

Origine et histoire

Le château de Saint-André du Coing, situé à Saint-Didier-au-Mont-d'Or dans le département du Rhône, trouve ses origines au XVIe siècle, probablement construit sur les fondations d’une ancienne maison forte nommée la Rionde. Les vestiges de deux tours sur le site suggèrent une réutilisation partielle des structures médiévales. Le logis principal, de plan rectangulaire, présente une façade nord-ouest percée de fenêtres à croisée en pierre dorée typiques du XVIe siècle, tandis que la façade sud-est, datée du XVIIe siècle, s’élève sur trois niveaux avec des traces d’une arcade ancienne. À l’intérieur, les décors peints du XVIIe siècle, attribués à Pietro Ricci, côtoient des éléments des XVIIIe et XIXe siècles, comme la cheminée de la cuisine (1774) ou les boiseries du salon.

Le domaine s’organise autour d’une cour desservant trois bâtiments annexes : un cuvier avec orangerie, une ferme reliée au logis par une galerie, et une salle de fraîcheur. La terrasse, bordée d’un mur de soutènement flanqué de deux tours, s’ouvre sur des jardins en parterres réguliers, organisés autour d’un bassin circulaire. Un bois occupe la partie nord-est du parc, tandis que l’ancien verger, transformé en prairie au XXe siècle, complète l’ensemble. Le château, inscrit aux Monuments Historiques depuis 2007, appartient aujourd’hui à une société privée et ne se visite pas.

À l’origine, le fief appartenait aux archevêques de Lyon avant d’être vendu en 1583 à Guyot de Masso, échevin lyonnais. La propriété passa ensuite entre les mains de familles influentes : les Sève (XVIIe siècle), les Barral de Rochechinard (XVIIIe siècle), puis les Quatrefages de la Roquette avant la Révolution. Confisqué comme bien national, il fut acquis par des négociants lyonnais, dont François Ponchon en 1820, dont l’épouse était petite-fille de l’architecte Jean-Antoine Morand. Les armoiries des familles Sève (fascé d’or et de sable) et Barral (de gueules à trois bandes d’argent) témoignent de ce passé aristocratique.

Les décors intérieurs reflètent les évolutions stylistiques des siècles passés. Les grisailles du XVIIe siècle, représentant putti et médaillons antiques, contrastent avec les aménagements ultérieurs : la bibliothèque au plafond peint (XIXe siècle) ou les boiseries du grand salon (XVIIIe siècle). Le parc, structuré par des allées perpendiculaires et des topiaires, illustre l’influence des jardins à la française, bien que le verger ait disparu au profit d’une prairie. L’ensemble, classé pour ses façades, toitures, terrasse et parc, reste un exemple remarquable d’architecture rhônalpine mêlant héritage médiéval et embellissements classiques.

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