Château de Saint-Fargeau dans l'Yonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Saint-Fargeau

  • 1 Rue Michel Lepelletier 
  • 89170 Saint-Fargeau
Château de Saint-Fargeau
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Château de Saint-Fargeau
Crédit photo : photography taken by Christophe.Finot - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
980
Fondation du château
XIIIe siècle
Participation aux croisades
1453
Reconstruction par Chabannes
1653-1657
Travaux d'embellissement
Fin du XVIe siècle
Élevation en duché-pairie
1778
Retour du domaine
1979
Restauration et ouverture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château, sauf parties classées : inscription par arrêté du 30 octobre 1925 ; Les façades et toitures des communs : inscription par arrêté du 5 janvier 1949 ; Les façades extérieures et sur cour ainsi que les toitures, les douves et le parc : classement par arrêté du 5 mai 1949

Personnages clés

Héribert Évêque d'Auxerre et fondateur du château en 980.
Antoine de Chabannes Reconstruit le château et édifie la grosse tour après 1453.
Anne-Marie-Louise d'Orléans Dite la Grande Mademoiselle, fait entreprendre d'importants travaux d'embellissement au XVIIe siècle.
François Le Vau Architecte responsable des travaux d'embellissement entre 1653 et 1657.
Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau Conventionnel qui vota la mort de Louis XVI et fut assassiné la veille de l'exécution.

Origine et histoire du Château de Saint-Fargeau

Le château de Saint-Fargeau, dont l'origine remonte au xe siècle, se situe dans la commune de Saint-Fargeau, dans l'Yonne. À l'origine un rendez-vous de chasse fortifié fondé en 980 par Héribert, évêque d'Auxerre, il appartint ensuite à la famille de Toucy dont les seigneurs participèrent aux croisades et aux campagnes du XIIIe siècle. Après plusieurs transmissions par alliances, les terres passèrent au xve siècle entre les mains de Jacques Cœur, puis furent saisies et reconstruites après 1453 par Antoine de Chabannes, qui fit édifier notamment la grosse tour destinée à devenir le donjon. Chabannes connut des périodes de disgrâce et de restitutions, mais conserva finalement la seigneurie, que sa famille transmit par la suite à la maison d'Anjou-Mézières, élevée en comté puis en duché-pairie à la fin du xvie siècle. Au xviie siècle, Anne-Marie-Louise d'Orléans, dite la Grande Mademoiselle, exilée à Saint-Fargeau après la Fronde, fit entreprendre d'importants travaux d'embellissement entre 1653 et 1657 sous la direction de l'architecte François Le Vau. Le domaine changea de propriétaires à plusieurs reprises au xviiie siècle, passant notamment à Antoine Crozat puis à Michel-Robert Le Peletier des Forts, qui fit édifier le pavillon dit « des Forts ». Des incendies au xviiie et au xixe siècle détruisirent une partie des intérieurs et de vastes aménagements durent être refaits, les toitures et charpentes faisant l'objet de réparations successives. En 1778 le domaine revint à Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau, conventionnel qui vota la mort de Louis XVI et fut assassiné la veille de l'exécution ; son corps fut ensuite transféré de son inhumation au Panthéon à la chapelle du château. Les Le Peletier puis les familles Le Peletier de Mortefontaine, Boisgelin et Anisson du Perron entretinrent et morcelèrent progressivement le domaine, dont une branche familiale inspira Jean d'Ormesson pour son roman Au plaisir de Dieu. Après une vente en 1968 et une période d'abandon, le château fut acquis en 1979 par Michel et Jacques Guyot, qui lancèrent une campagne de restauration des toitures et des parties incendiées et ouvrirent le site au public. Certaines chambres de la partie privée, qui conservent un décor ancien, sont proposées à la location et le château accueille chaque été un son et lumière historique organisé par l'association Les Amis du château de Saint-Fargeau pour financer les restaurations.

Sur le plan architectural, l'édifice, largement issu des travaux d'Antoine de Chabannes, présente un plan pentagonal irrégulier agrémenté de six puissantes tours en briques roses, dont cinq sont coiffées de lanternons évoquant ceux de Chambord ; l'entrée s'ouvre par un pont-levis flanqué de deux tours d'artillerie. À l'intérieur, des corps de bâtiments furent transformés au xixe siècle en appartements et conservent des éléments décoratifs de cette époque, comme une vaste salle à manger au plafond en dôme orné d'un aigle et des boiseries importantes ; on y montre aussi des reproductions de photographies anciennes et des portraits attribués à Mignard, Delaroche ou Rigaud, ainsi que des tentures du xixe siècle aux armes des anciens propriétaires. La chapelle, gravée de la devise « Au plaisir de Dieu », abrite les sépultures en marbre noir de la famille Le Peletier et la dépouille de Louis-Michel Le Peletier, transférée après des obsèques solennelles. Le parc, qui accueillit au xviiie siècle des jardins à la française, fut remanié en 1809 par Léon Le Peletier de Mortefontaine selon le modèle paysager « à l'anglaise » et conserve depuis lors cet esprit, tandis que la cour d'honneur a reçu au xixe siècle des pelouses ornées de corbeilles centrales.

Le château est classé au titre des monuments historiques, des façades et toitures des communs et de ses abords depuis 1949, et il est ouvert à la visite pour les parties restaurées. Il a servi de décor à plusieurs tournages, dont l'adaptation télévisée d'Au plaisir de Dieu en 1977, un épisode d'Une femme d'honneur en 1999 et des séquences de l'émission Secrets d'Histoire consacrées à la Grande Mademoiselle diffusées en 2016.

Liens externes