Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de la maison forte originale.
1880
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle 1880 (≈ 1880)
Édification de la chapelle en l'honneur de la baronne Hélène.
4e quart XIXe siècle
Restauration et ajout
Restauration et ajout 4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
Restauration du château et construction de la chapelle Sainte-Hélène.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle Sainte Hélène, ainsi que tous ses éléments de décor (cad. E 266) : inscription par arrêté du 29 avril 1988
Personnages clés
Félix Perrin
Architecte responsable de la restauration du château et de la construction de la chapelle.
Baronne Hélène
Personnage en l'honneur de qui la chapelle a été érigée.
Origine et histoire du Château de Villevert
Le château de Villevert est situé à Esse, dans le Confolentais, en Charente. Ancienne maison forte du XVIe siècle, il a été profondément remanié. On y relève la présence des comtes de Chamborant au XIXe siècle. La restauration du château fut confiée à Félix Perrin, qui commanda également la chapelle érigée en 1880 dans le parc en l'honneur de la baronne Hélène ; la première pierre y fut posée la même année. Le corps principal, à un étage, est encadré de deux pavillons à deux étages et prolongé par deux ailes formant un plan en U. L'aile centrale, qui relie les deux corps latéraux, présente au rez-de-chaussée une galerie ouverte sur la cour intérieure par trois grandes arcades. Cette aile est cantonnée de deux tours qui délimitent, sur la façade sud, des pavillons hors-œuvre ; celui de l'angle sud-est, plus petit, paraît être un vestige d'un château antérieur, couronné de corbeaux et pourvu de bretèches. La haute toiture, couverte d'ardoises, est percée de quelques ouvertures à couverture pointue et coiffée d'un clocheton ajouré de style Second Empire. La chapelle Sainte-Hélène, néo-byzantine et de la fin du XIXe siècle, s'élève à gauche du château, côté nord ; c'est un édifice modeste à nef unique et abside semi-circulaire, précédé d'un narthex. Sa façade se termine en fronton triangulaire, comme l'avant-corps plus bas, et se trouve surmontée d'une croix ; dans le fronton s'inscrit une étoile à cinq branches. Le chevet porte un pignon percé d'un campanile. L'intérieur est orné de peintures, de vitraux et de mosaïques : de part et d'autre de l'autel, des anges sont peints portant les instruments de la Passion. À la base des murs court un lambris de chêne dans lequel s'insèrent de petits cadres présentant les quatorze stations, chacune accompagnée d'une croix et d'un chiffre. Le vitrail occidental, réalisé d'après un dessin du père de l'architecte — qui avait composé ce thème en 1833 pour décorer les fonts baptismaux de l'église d'Aisnay — représente en partie supérieure les allégories de la Foi, de la Charité et de l'Espérance, et des scènes illustrent ces vertus au-dessus.