Origines du fief XIVe siècle (≈ 1450)
Premières mentions du château fort.
XVe siècle
Colombier et cuisine médiévale
Colombier et cuisine médiévale XVe siècle (≈ 1550)
Vestiges encore visibles aujourd’hui.
1621
Travaux de Pierre Boutin
Travaux de Pierre Boutin 1621 (≈ 1621)
Reconstruction du logis central.
1663
Passage aux d’Oilliamson
Passage aux d’Oilliamson 1663 (≈ 1663)
Mariage avec François-Hardouin de Courcy.
1749–1768
Restauration par les d’Amours
Restauration par les d’Amours 1749–1768 (≈ 1759)
Modification du logis et du portail.
15 juin 1927
Inscription MH
Inscription MH 15 juin 1927 (≈ 1927)
Protection de l’entrée nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Entrée située au Nord de l'église : inscription par arrêté du 15 juin 1927
Personnages clés
Pierre Boutin de Victot - Bailli de Caen (1621–1627)
Reconstruit le logis central en 1621.
François-Hardouin d’Oilliamson - Marquis de Courcy
Propriétaire de 1663 à 1747.
Olivier d’Amours - Chevalier, restaurateur
Travaux entre 1749 et 1768.
Origine et histoire
Le manoir de Villiers-le-Sec, aussi appelé manoir de Banville-en-Villiers, est une demeure du XVIIe siècle dont les origines remontent au XIVe siècle. Situé sur l’ancienne commune de Villiers-le-Sec, aujourd’hui intégrée à Creully sur Seulles (Calvados, Normandie), il se dresse près de l’église Saint-Laurent. Le site conserve des traces d’un château fort médiéval, notamment un colombier et une cuisine datés du XVe siècle. Le domaine était partagé entre deux fiefs : Banville-en-Villiers (fief principal) et Villiers, souvent détenus par les mêmes familles, comme les Boutin, du XIVe siècle à 1663.
Au XVIIe siècle, Pierre Boutin de Victot, bailli de Caen de 1621 à 1627, remanie le manoir et reconstruit la partie centrale du logis. Une inscription sur une grange atteste de travaux en 1621 (« CETTE GRANGE A ÉTÉ COMMENCÉE LE TROIS I.E IOUR DE MAY 1621 »). En 1663, le château passe par mariage à François-Hardouin d’Oilliamson, marquis de Courcy, qui le conserve jusqu’en 1747. Il est ensuite acquis par la famille d’Amours, qui entreprend des restaurations entre 1749 et 1768, incluant l’allongement du logis et l’édification d’un portail orné d’échauguettes, typique de l’architecture du Bessin.
Le logis seigneurial, de plan rectangulaire, présente des fenêtres hautes et un toit en ardoise percée de cheminées à frontons curvilignes. À droite s’élève le colombier du XVe siècle, en pierre calcaire, renforcé de contreforts et surmonté d’un ange aux armoiries, probablement lié au prieuré Saint-Gabriel. Un second colombier et une allée d’arbres, dans l’axe du porche, furent démolis au XIXe siècle. Les communs, autrefois agricoles, ont été partiellement convertis en habitations au XXe siècle. L’entrée nord, près de l’église, est inscrite aux monuments historiques depuis le 15 juin 1927.
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