Frise chronologique
1484
Don du duc Jean II
Don du duc Jean II
1484 (≈ 1484)
Transmis à un enfant illégitime.
1490
Propriété de Hugues Pinelle
Propriété de Hugues Pinelle
1490 (≈ 1490)
Maître des comptes des ducs de Bourbon
XVe siècle
Construction du château
Construction du château
XVe siècle (≈ 1550)
Demeure féodale édifiée sous Jean II.
15 janvier 1974
Inscription MH
Inscription MH
15 janvier 1974 (≈ 1974)
Façades, toitures et éléments intérieurs protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures ; l'escalier à vis avec ses portes ainsi que les deux cheminées intérieures (cad. CI 334) : inscription par arrêté du 15 janvier 1974
Personnages clés
| Jean II de Bourbon - Duc de Bourbon |
Commanditaire et donateur en 1484. |
| Hugues Pinelle - Maître des comptes |
Propriétaire vers 1490, haut fonctionnaire ducal |
| Marguerite Pinelle - Héritière |
Propriétaire en 1647 avant mariage |
| Gilbert Alamargot - Seigneur d’Argentière |
Époux de Marguerite Pinelle en 1648 |
| Pierre Aujay de Grosbost - Président du grenier à sel |
Propriétaire durable au XVIIIe siècle |
Origine et histoire
Le château des Étourneaux, édifié au XVe siècle à Montluçon (Allier), est une maison forte caractéristique de l’architecture féodale bourbonnaise. Construit par le duc Jean II de Bourbon, il est cédé en 1484 à l’un de ses enfants illégitimes. Le logis, structuré sur deux niveaux avec deux pièces par étage, est flanqué d’une tour d’escalier carrée et d’une tourelle. La façade est percée de fenêtres moulurées, d’une bouche à feu et d’archères, reflétant son usage défensif.
En 1490, la propriété appartient à Hugues Pinelle, maître des comptes pour les ducs de Bourbon à Moulins. Le domaine, décrit en 1497 comme incluant maisons, fossés, colombier, étangs et terres, illustre l’étendue des biens seigneuriaux de l’époque. Au XVIIe siècle, le château passe entre les mains de familles bourgeoises locales : Marguerite Pinelle (1647), puis Gilbert Alamargot, avant d’être acquis en 1679 par Antoine Urban, avocat. En 1708, Étienne Soullaud le vend à Gilbert Tardé de Lavaux, greffier à Moulins.
L’intérieur conserve des éléments remarquables comme deux cheminées à hotte et un fragment de peinture murale au rez-de-chaussée. La chapelle, initialement voûtée, se situe au sud du bâtiment. Classé partiellement aux monuments historiques en 1974 (façades, toitures, escalier à vis et cheminées), le château témoigne de l’évolution des maisons fortes en résidences seigneuriales puis bourgeoises. Son plan rectangulaire et ses fossés en font un exemple représentatif de l’architecture militaire civile de la fin du Moyen Âge en Bourbonnais.
Les sources archivistiques (AD Allier) et études locales, comme celles d’Yves Galet (1998), précisent son histoire foncière et sociale. La maison forte, initialement conçue pour la défense et l’ostentation, devient au fil des siècles un bien patrimonial transmise par alliances ou ventes, reflétant les mutations de la noblesse et de la bourgeoisie régionale.