Construction initiale XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du manoir et des dépendances.
XVIIe siècle
Ajout du pigeonnier-moulin
Ajout du pigeonnier-moulin XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction multifonction avec four à pain.
21 février 1983
Classement monument historique
Classement monument historique 21 février 1983 (≈ 1983)
Protection du corps principal du château.
9 novembre 2010
Inscription complémentaire
Inscription complémentaire 9 novembre 2010 (≈ 2010)
Colombier et réseau hydraulique protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château (cad. B 385) : classement par arrêté du 21 février 1983 - Le colombier en totalité (cad. B 370) et le réseau hydraulique et son terrain d'assiette (cad. B 370, 371, 391, 392, 390) : inscription par arrêté du 9 novembre 2010
Personnages clés
Vicomtes de Comborn - Ancien propriétaires du château médiéval
Propriétaires du puy de Murat avant 1400.
Origine et histoire
Le château du Mazeau est une demeure Renaissance construite au XVIe siècle à Rempnat, sur le plateau de Millevaches en Nouvelle-Aquitaine. Ce manoir, entouré autrefois de fossés et de jardins aujourd’hui disparus, arbore une architecture caractéristique des maisons fortes de l’époque : tourelles d’angle, décors en coquilles Saint-Jacques, et une charpente en forme de bateau renversé. À l’intérieur, une grande salle par étage et des cheminées monumentales témoignent de son faste passé. Le mobilier d’origine, brûlé pendant la Seconde Guerre mondiale par des troupes allemandes, a aujourd’hui disparu.
Le château est lié à l’histoire médiévale locale : face à lui s’élève la colline du puy de Murat (commune de Tarnac), où un château fort appartenant aux vicomtes de Comborn fut détruit durant la guerre de Cent Ans. Ses pierres auraient servi à la construction du Mazeau. Ce dernier, classé monument historique depuis 1983, voit aussi son colombier (XVIIe siècle) et son réseau hydraulique (alimentant un moulin et drainant les sources) protégés depuis 2010. Le pigeonnier, carré et multifonction (moulin à farine, four à pain), illustre une conception originale des droits seigneuriaux.
Propriété privée gérée par une SCI, le château conserve des dépendances comme un grand four à pain. Son toit unique, ses échauguettes et sa porte ornée de pilastres à losanges en font un exemple remarquable de l’architecture civile de la Renaissance en Limousin. Les sources environnantes, canalisées via le réseau hydraulique, soulignent l’ingéniosité des aménagements liés à la vie seigneuriale.
Le site est associé à deux classements distincts : le corps principal du château (1983) et les éléments agricoles (colombier, réseau hydraulique, 2010). Ces protections mettent en lumière à la fois son intérêt architectural et son système hydraulique, rare témoin des techniques médiévales adaptées à la Renaissance. Aujourd’hui, le château reste fermé au public, préservant son intimité de propriété privée.
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