Frise chronologique
vers 1430
Construction initiale
Construction initiale
vers 1430 (≈ 1430)
Maison forte édifiée par les Théméricourt.
XVIe siècle
Agrandissements par les Silly
Agrandissements par les Silly
XVIe siècle (≈ 1650)
Muraille, porte fortifiée et pigeonnier ajoutés.
1898
Découverte du four à briques
Découverte du four à briques
1898 (≈ 1898)
Localisé à 15 m du château.
27 janvier 1948
Inscription monument historique
Inscription monument historique
27 janvier 1948 (≈ 1948)
Protection officielle du château et pigeonnier.
2014
Découverte d'une villa romaine
Découverte d'une villa romaine
2014 (≈ 2014)
Lors des travaux de déviation routière.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château et pigeonnier en face de l'entrée : inscription par arrêté du 27 janvier 1948
Personnages clés
| Famille de Théméricourt - Seigneurs bâtisseurs |
Constructeurs du château vers 1430. |
| Famille de Silly de La Roche-Guyon - Propriétaires aux XVIe–XVIIIe siècles |
Ajoutent muraille et pigeonnier au XVIe. |
| Léon Plancouard - Archéologue local |
A étudié l'histoire du château (1898). |
Origine et histoire
Le château d'Arthies, situé dans le Val-d'Oise, est une maison forte construite vers 1430 par la famille de Théméricourt. Ce monument médiéval se distingue par sa tour pentagonale puis octogonale abritant un escalier, ainsi que par une façade en damier de pierre et de brique, inspirée de l'architecture normande. Le pigeonnier, également octogonal, conserve ses boulins intérieurs en brique et une lucarne protégée par un larmier anti-rongeurs.
Au XVIe siècle, la seigneurie passe à la famille de Silly de La Roche-Guyon, qui renforce le site avec une muraille d'enceinte et une porte fortifiée flanquée de deux tours. Ces ajouts, comme le colombier, arborent le même motif en damier, caractéristique des constructions militaires de l'époque. Les briques utilisées, cuites sur place, mesuraient 4 cm d'épaisseur pour 17 cm de long, comme en témoigne un four découvert en 1898 à proximité.
Le château reste propriété des Silly jusqu'à la Révolution française, servant de résidence seigneuriale avec un capitaine et un intendant sur place. Son architecture reflète les influences normandes et les besoins défensifs du Moyen Âge tardif, tout en illustrant l'évolution des techniques de construction entre les XVe et XVIe siècles. Le site, inscrit monument historique en 1948, est un exemple préservé de l'habitat fortifié du Vexin français.
Le village d'Arthies, mentionné dès 690 sous le nom d’Artegiae, abrite aussi une église romane du XIe siècle et une maladrerie fondée au XIIe siècle. Son histoire est marquée par l'exploitation de la pierre meulière, envoyée vers Paris, et par une vocation agricole persistante, notamment pour les cultures céréalières et autrefois pour les cerises.
La toponymie d'Arthies pourrait remonter à un terme gaulois Are-tegia (« près des maisons »), bien que son interprétation reste incertaine. Le site, occupé depuis l'époque romaine, conserve des traces d'une villa antique découverte lors de la construction de la déviation de la route nationale 183 en 2014.