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Château fort d'Algajola en Haute-corse

Patrimoine classé Patrimoine défensif Château fort

Château fort d'Algajola

    A Marina
    20220 Algajola
Propriété privée
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Château fort dAlgajola
Crédit photo : Pierre Bona - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1555
Prise par Sampiero Corso
Début XVIe siècle (avant 1531)
Construction du château
1643
Saccage ottoman
1664
Reconstruction
1764
Passage sous contrôle français
1965
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château-fort (cad. A 52) : inscription par arrêté du 15 juillet 1965

Personnages clés

Sampiero Corso - Chef militaire corse A pris le château en 1555.
Lieutenant de l'Office de Saint-Georges - Représentant génois Résidait au château jusqu’en 1764.
Giovanni Andrea Doria - Amiral génois A bombardé le château en 1558.
Giorgio Doria - Colonel génois Pacificateur de la Corse en 1559.
Théodore de Neuhoff - Roi de Corse (1736) A assiégé Algajola sans succès.

Origine et histoire

Le château fort d'Algajola, situé sur le littoral balanin, fut construit au début du XVIe siècle, peu avant 1531, sur les ruines d’une tour des Lomellini. Il servait de résidence au lieutenant de l’Office de Saint-Georges, représentant le pouvoir génois en Balagne, et faisait partie du système défensif côtier de l’île. Saccagé par les Ottomans en 1643, il fut reconstruit en 1664 et resta un symbole de la domination génoise jusqu’en 1764, date à laquelle la Corse passa sous contrôle français.

Au XVIe siècle, Algajola était la capitale administrative de la Balagne, abritant un tribunal pour les pièves voisines. Le château, décrit comme une petite forteresse peu importante avant les conflits franco-génois, devint un enjeu stratégique pendant la guerre de 1553-1559. Il fut attaqué à plusieurs reprises, notamment en 1555 par les troupes de Sampiero Corso, puis repris par les Génois en 1559 après la restitution de la Corse.

Pendant la grande révolte corse contre Gênes (1729-1769), Algajola resta un bastion génois malgré plusieurs sièges. En 1731, les Balanais mécontents assiégèrent la forteresse, forçant les habitants à fuir vers Calvi. Le château fut finalement cédé à la France en 1764 avec le traité de Compiègne, marquant la fin de son rôle militaire. Aujourd’hui, il est une propriété privée et classé Monument historique depuis 1965.

Le site d’Algajola, occupé dès l’Antiquité, aurait abrité une cité phénicienne nommée Argha, hypothèse renforcée par des similitudes toponymiques avec Alghero en Sardaigne. Au Moyen Âge, le village, alors appelé l’Arpagiola ou Gabiola, était un modeste port de pêche sous contrôle génois. Son église Saint-Georges, reconstruite après un incendie sarrasin, et sa chapelle Saint-Michel, datée du XIIe siècle, témoignent de son passé religieux et maritime.

Architecturalement, le château présente une silhouette caractéristique avec une échauguette protubérante, typique des fortifications côtières génoises. Son emplacement « les pieds dans l’eau » reflète son double rôle : résidence administrative et poste de défense contre les incursions barbaresques. La forteresse, bien que partiellement en ruines, reste un symbole du patrimoine militaire corse et de l’influence génoise en Méditerranée.

Liens externes