Éruption volcanique fondatrice Il y a 600 000 ans (≈ 49)
Effondrement latéral du massif du Sancy
1872
Peinture de Savitski
Peinture de Savitski 1872 (≈ 1872)
Représentation artistique de la vallée
14 mai 1991
Création de la réserve
Création de la réserve 14 mai 1991 (≈ 1991)
Décret officiel instaurant la RNN105
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Konstantine Savitski - Peintre russe
A immortalisé la vallée en 1872
Origine et histoire
La réserve naturelle nationale de la vallée de Chaudefour (RNN105) a été créée en 1991 au cœur du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, sur la commune de Chambon-sur-Lac. Elle s'étend sur 820 hectares dans le massif des monts Dore, à proximité de la réserve naturelle de Chastreix-Sancy. Son paysage résulte d'une éruption volcanique violente il y a 600 000 ans, qui a provoqué l'effondrement latéral du massif du Sancy, formant un amphithéâtre naturel où s'est installé un lac et où se sont édifiés une trentaine d'appareils volcaniques, comme la dent de la Rancune.
La vallée, façonnée par l'érosion glaciaire puis fluvio-torrentielle, présente un dénivelé de 700 mètres entre la Maison de la réserve et le puy Ferrand. Ses écosystèmes variés incluent des prairies pâturées, des hêtraies, des pelouses, des landes, des tourbières et des sources chaudes minérales. La flore compte plus de 1 600 espèces, dont quatre protégées au niveau national (comme le Saule des Lapons) et des endémiques rares telles que la Jasione crépue d'Auvergne, limitée au massif du Sancy au-dessus de 1 500 mètres.
La faune recense plus de 1 200 espèces animales, dont des mammifères introduits comme le Mouflon ou le Chamois, et des oiseaux rares en Auvergne, tels que le Faucon pèlerin ou le Tichodrome échelette. Une sous-espèce endémique du papillon Apollon y est également présente. La réserve est gérée conjointement par le parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et l'Office national des forêts, avec une réglementation stricte pour préserver son équilibre écologique.
Le site offre un intérêt touristique et pédagogique marqué, notamment pour l'escalade (sur la dent de la Rancune, la crête de Coq ou l'aiguille du Moine) et la randonnée. Le peintre russe Konstantine Savitski l'a immortalisée en 1872 dans une œuvre aujourd’hui exposée au Musée russe de Saint-Pétersbourg. Les activités traditionnelles agro-sylvo-pastorales y sont maintenues, tandis que la cueillette, le camping ou les véhicules motorisés y sont interdits.