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Chemin de Croix du cimetière dans le Lot-et-Garonne

Chemin de Croix du cimetière

    117 Rue de l'Église
    47180 Lagupie
Propriété de la commune
Crédit photo : Henry Salomé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
vers 1868
Construction du Chemin de Croix
1925
Protection de l'église Saint-Jean-Baptiste
2010
Restauration des médaillons
16 juillet 2020
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L’ensemble constitué par les quatorze stations du chemin de Croix du cimetière, réalisé par l’atelier Virebent, conformément au plan annexé à l’arrêté, situé sur la parcelle n°64, figurant au cadastre section AB : inscription par arrêté du 16 juillet 2020

Personnages clés

Frères Virebent - Céramistes et architectes Auteurs du chemin de croix (1868).

Origine et histoire

Le chemin de croix du cimetière de Lagupie est un monument historique situé dans l’enceinte du cimetière de l’église Saint-Jean-Baptiste, elle-même classée depuis 1925 pour ses éléments romans du XIIe siècle. Ce village de Lot-et-Garonne, marqué par la présence de riches familles, aurait vu l’édification de ce chemin de croix vers 1868, réalisé par les frères Virebent, céramistes et architectes toulousains. L’œuvre se distingue par son originalité artistique et son implantation, combinant terre cuite, pierre et émail polychrome pour représenter les quatorze stations du calvaire.

À l’origine, les quatorze médaillons peints ornaient les stations cruciformes, mais dix ont disparu au fil du temps. En 2010, la mairie de Lagupie a confié la restauration des quatre médaillons restants à l’Atelier Passé Recomposé de Bordeaux, spécialisé en céramique. Les sources des médaillons manquants ayant été perdues, leur reproduction reste un projet en suspens. L’ensemble a été classé au titre des monuments historiques le 16 juillet 2020, soulignant sa valeur patrimoniale et artistique.

Architecturalement, chaque station se compose de cinq pièces en terre cuite assemblées par des agrafes et un carrelet en fer, supportant un médaillon central en émail polychrome. Ces médaillons, sertis au revers de terre cuite gravée d’un chrisme, dépeignent les scènes clés de la Passion du Christ. Le service patrimoine du Conseil départemental souligne la rareté de cette œuvre, tant par sa conception que par son intégration dans le paysage funéraire du village.

Le classement de 2020 protège l’intégralité des quatorze stations, réalisées par l’atelier Virebent, conformément au plan cadastral de la parcelle n°64. Propriété de la commune, ce chemin de croix témoigne de l’influence des céramistes toulousains dans la région et de l’importance des commanditaires locaux dans la préservation du patrimoine religieux au XIXe siècle.

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