Frise chronologique
1908 ou 11 septembre 1909
Début du puits d’aérage
Début du puits d’aérage
1908 ou 11 septembre 1909 (≈ 1909)
Fonçage du puits n°13bis pour la fosse n°13.
1910
Mise en service
Mise en service
1910 (≈ 1910)
La fosse commence à aérer.
1914-1918
Destruction pendant la Première Guerre
Destruction pendant la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Installations détruites par les Allemands.
1920
Reconstruction du chevalement
Reconstruction du chevalement
1920 (≈ 1920)
Structure en béton armé et briques.
23 octobre 2009
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
23 octobre 2009 (≈ 2009)
Protection du chevalement et bâtiment.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial du bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevalement de la fosse n° 13bis avec son bâtiment, en totalité (cad. AA 50) : inscription par arrêté du 23 octobre 2009
Personnages clés
| Félix Bollaert - Personnalité honorée |
Fosse baptisée en son hommage. |
Origine et histoire
Le chevalement de la fosse n°13bis, dite Saint-Félix ou Félix Bollaert, fut construit par la Compagnie des mines de Lens au début du XXe siècle. Le puits d’aérage, commencé en 1908 ou le 11 septembre 1909, servait initialement à ventiler la fosse n°13 voisine. Un terril (n°67) fut édifié avec les déblais du puits, et la fosse entra en service en 1910. Détruite pendant la Première Guerre mondiale, elle fut reconstruite dans les années 1920 avec une structure en béton armé et briques, incluant un nouveau chevalement.
Nationalisée en 1946, la Compagnie des mines de Lens fusionna en 1952 avec le Groupe de Liévin pour former le Groupe de Lens-Liévin. La fosse n°13bis assura l’aérage de la fosse n°18-18bis à partir de 1954, avant son remblaiement en 1958. Le site, conservé avec ses installations, ses trois maisons ouvrières et son terril boisé, fut inscrit aux monuments historiques le 23 octobre 2009. Il intègre depuis le 30 juin 2012 la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 éléments du bassin minier.
Le chevalement, profond de 331 mètres et d’un diamètre de 4,80 mètres, symbolise l’histoire industrielle de la région. Après sa fermeture en 1957, le terrain fut vendu en 1982 pour devenir une réserve de chasse. Aujourd’hui, Charbonnages de France en matérialise toujours la tête, tandis que le BRGM inspecte annuellement le puits. Le site, propriété de la commune, témoigne de l’ère minière et de sa reconstruction post-guerre.
La fosse tire son nom de Félix Bollaert, en hommage à ce personnage lié à la Compagnie des mines. Durant la Première Guerre mondiale, les Allemands détruisirent systématiquement les installations minières, inondant les galeries et dynamitant les puits, sauf les n°15 et 16bis. La reconstruction d’après-guerre, notamment celle du chevalement en 1920, marqua une reprise progressive de l’activité, malgré les dégâts subis.
Le terril n°67, plat et boisé, fut formé par les déblais du fonçage du puits. Les trois maisons jumelées, construites près du carreau, abritaient les mineurs. Le site, classé site n°63 par l’UNESCO, illustre l’architecture industrielle minière et son intégration dans le paysage local. Les installations, conservées en totalité, offrent un exemple rare de patrimoine technique et social du début du XXe siècle.